Compver les nutoettes da ÏÉgjptafy
mitib, on tusit sur la tombeau du guen ' qu'il n'anÎTit pu uul dans l'Hadèi.
PEINTURE. — ZEUXIS, PÂRRHASIUS 1S9
perfectionna le coloris et les ombres. Il acquit d*immenses richesses, et il finit, dit-on, par donner ses tableaux, ne trouvant pas de prix qui en fût digne. Il fut appelé dans toutes les parties du monde grec : à Crotone, où il peignit une Hélène qu'il exposa moyennant un prix d'entrée, avant qu'elle fût placée dans le temple de Junon Lacinia; en Macédoine, où il décora le palais du roi Archélaûs, qui régna de 429 à 405. On vantait aussi ^sl Famille de Centaures et son Jupiter entouré des dieux, sujet repris par Raphaël à la Famésine, etc. Il cherchait l'illusion de la réalité. Il avait fait un enfant portant des raisins que des oiseaux, dit-on, vinrent becqueter. Ce n'était là qu'un succès que Zeuxis appréciait lui-même à sa valeur. Il aurait répondu à ceux qui le félicitaient : a Si l'enfant avait été mieux peint, les oiseaux en auraient eu peur, b Mais Pétrone, quatre siècles plus tard, disait : a Je n'ai pas vu sans frissonner des mains de Zeuxis, vivantes encore comme si elles étaient peintes d'hier. » Cela vaut mieux. Un seul de ses contemporains peut lui être opposé, Parrhasius. Il avait fait un tableau allégorique du Peuple athénien; un Bacchus qui avait donné lieu à ce proverbe : a Qu'est-ce que cela auprès de Bacchus?» un Coureur armé, sur le corps duquel on voyait covler la sueur. Parrhasius, complétant l'œuvre d'ApoUodore et de Zeuxis, paraît avoir accompli définitivement la grande révolution qui fit succéder le modelé à la teinte plate ^. Quelle que fût la renommée de Parrhasius , il fut vaincu par Timanthe dans un concours précisément sur le sujet à'Ajax et Ulysse se dis^ putant les armes d'Achille. Timanthe est surtout connu pour son Sacrifice d'Iphigénie, avec cette figure voilée d'Agamemnon qui a donné lieu à tant d'hyperboles'.