VI. —ART INDUSTRIEL. -MUSIQUE
Art industriel. — Mosaïque. — Le char funèbre d'Alexandre. — Le développement du luxe favorise les arts industriels chez les Grecs, et les expéditions d'Alexandre allaient leur donner une grande impulsion, en faisant mieux connaître les ateliers de Babylone et de Tyr. Déjà d'ailleurs, quoi qu'on en ait dit, la mosaïque était pratiquée en Grèce ; des découvertes faites à Olympie ne semblent pas laisser de doute sur ce point.
Le goût des tapisseries et des tentures s'y était aussi tout à fait répandu : Plutarque cite parmi les officiers d'Alexandre le gardien ou intendant des tapisseries du roi Proxénos. Pour donner une idée du développement qu'avaient acquis les divers arts industriels chez les Grecs par l'influence de l'Asie, nous rappellerons la tente élevée pour le mariage du roi macédonien et de Roxane, les folies du bûcher d'Éphestion, qui coûta environ 60 millions, et surtout le char monumental construit pour transporter en Egypte les restes d'Alexandre, véritable monument mobile que Diodore nous décrit avec ses tentures, ses mosaïques, ses tableaux militaires, ses Victoires
d'or, tes ^irlindes (probablemeot de mêlai éinaillé] imitant les eonleorB oilurelles des feailles et des fleurs. Il Tallait 6i malels ehoiaiB parmi les plas Tigoareai ponr traîner cette grande masse, (jui, par la manière dont elle était équilibrée et par ses dispositioos intérieures, passait, aux yeai des anciens, pour an chef-d'œnTre de mécaniqDe*.
Ce magnifique développement artistique allait se maintenir et s'étendre, malgré les troubles sanglants qui suï- Tirent la mort d'Alexandre, et cela grâce à l'impulsion qu'Alexandre lut-méme avait donnée.
Hnsiqne. — La musique avait subi depuis Périciës une transformation. Déjà Aristophane se plaignait qu'elle se fût amollie en même temps que les mœurs. Les mitres n'éprenaient plus à chanter aux jeunes Athéniens : " La terrible Pallas qui renverse les cités », on « Une clameur retentit au loin i. La musique était devenue moins austère et plus expressive, comme les autres arts. Elle reçut encore de grands développements de Timothée, de Polydiaa et du disciple d'Aristote Ârisioxéne. Dans les concerts historiques que M/iésidés de Téos avait organisés plus tard à Gnosse en Crète, où il avait été envoyé comme ambassadeur, il avait fait exécuter des chants des deux jiremiera de ces musiciens'.
1. Diodore, XVIII, 1»-M. — Qaitrmén da QuIoct, Mimùirtt de CÂcaitimi€ da tiacripUoiu, IV.