II. Gbèce. — La scolplurc. — L'Apollon du BelTédère
III. Egypte. — Alexandrie. -.• Le Phare. — La Bibliothèque. — Le Sérapéum. — Le Musée. — Art industriel. — Gravure en pierres fines. — Peinture. — Sculpture.
rV. AsiB. — Rhodes. — Peinture. — Sculpture. — Le Coloite. — Le LaocooB. — Pergamc. — L'Acropole. — Le monuiaent d'Altale. — L'autel dEumfcne. — Iso^oo». — École de Tralles. — Le Taureau fflrn#«. —La mosaïque r Pergame, Sosos. — GreTOr» en médaille : le statère d'Eucratidas, foi de Bnctrionc. — Conclusion : l'art grec dans le monde romain et en Occident.
\. — RÉSULTATS DES CONQUÊTES D'ALEXANDRE; UHELLËNiniE
Étendue de l'inQuence grecqne. — Ethiopie. — Inde. — Extrême Orient. — Parthie. — Scythie. — Les conquêtes d'Alexaodre marquent une grande date dans l'histoire de l'art comme dans l'histoire politique. .
Partout où le héros macédonien ( put étendre son action, il répandit \ lacivilisationbellénique; or c'était, on le comprend, sous la Forme de l'art qu'elle pouvait le plus facilement se répandre. Il chercha mê- pjg ,, AiM»ndre.
me à réunir la civilisation helléni- (Monnaie de LTsimiqne.)
que et les civilisations orientales. A supposer que l'hellénisme y perdit, l'humanité y gagnait.
L'<Bnvre politique d'Alexandre, comme celle de Charlcma-
lis L'ABT GREC
gne, et poor des mwoq» en psrlie anuloguc» , deT»it di»p»rail« après loi. Mais la diffusion de l'esprit grec, surtout ■ooa la forme de l'art, reila nn des signe» les plus nets et les pin» durables de l'actioD qu'il avait exercée sur le monde. Il y eut des royaumes grecs à Aioam en Ethiopie ; â Méro*, au deli des cataractes du Nil ; et l'on y parlait grec encore au m" siècle après Jésus-Christ'. Les roii grecs de Bactriane étendirent leors conquêtes] usqu'au bassin du Gange, semparèrenl de Pâtaliputra (Palibothra, Patna) et du royaume dOude'. Des établissements du vaillant peuple ■ yavana . sont attestés par les écriTBins indiens, dans l'Orissa, le Bengale, «oi conCn»
Fig. n. — Tétradmctimo du roi des Pulhes Ar»u 2VI Orodis.
du Thibet, même en Birmanie; le roi grec de la Bactriane, Hénandre, fut an des saints du bouddhisme, et la terre yavana passa, aux yeux des Hindous, pour la mère patrie des beauxarta. Les monnaies des rois bactriens sont alors bilingnes (indiennes et grecques). Une monnaie d'Hermaios, le dernier d'entre eux, porte même au revers des caractères chinole. Si l'on en croit M. Sylvain Levy, auquel nous avons emprunté les détails qui précédent, « la sculpture a produit dans l'Inde des chefs-d'teuvre originaux soua une inspiration nouvelle. La côte occidentale et mÉme l'Orissa ont le Hrii't de revendiquer une part dans l'histoire générale de la sculpture grecque. L'architecture grecque a fait aussi école dans l'Inde :
1. On ■ trouïd 1 Uémi nne longue iiucriptiaa grecque trvs Impuruato M rapportant au règne de Cammodo.
t. Los rolagrecs-bactrîen* domineront dansJo bassin du Gango près d'un