‹ Les beaux-arts en Belgique de 1848 a 1857Chapitre 9 sur 49 · PAR M. BOSSUET · texte numérisé non relu

PAR M. BOSSUET

Quelle péri de l'Orient, quel génie du feu a donc plané sur le berceau de M. Bossuel, pour lui donner le secret de ces horizons dorés, de ces cieux profonds où l'on sent flolter la lumière, et derrière lesquels le regard ne rencontre que l'infini ! Quelle révélalion a pu lui dévoiler ainsi les harmonies intimes de ces merveilles architccloniques semées avec tant de profusion sur le sol de l'Espagne, par lasplendide imagination des Arabes! Jamais peintre n'a montré autant que M. Bossuet, tout ce qu'on peut faire jaillir de poésie, de rêverie et de pensée de quelques murs lézardés , baignés de soleil ei sur lesquels la brise fait frémir les fleurs des ruines. La magie du coloris de cet artiste tient du prodige; mais pour être lui, pour pouvoir prodiguer les trésors de sa palette, il lui faut l'Espagne, Cordoue aux blancs minarets, Grenade et son féerique Alhambra, ce rêve des 3Iille et Une Nuits, réalisé sur la terre. On ne saurait

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