PAR M. BAUX! ANN
distance, — telles des affiches, — des peintures tenues dans des gammes apaisées; elles s’assortissaient ainsi aux claires tonalités de la menuiserie. Plutôt que de se référer à cette consultation du passé où se complaisent les indigents, M. Bénouville s'est demandé si 1 exposition de la Pharmacie ou des Cuirs ne devait pas constituer un ensemble capable d'être embrassé, isolé au premier regard, s'il n importait pas plutôt de dégager l’effort de la collectivité que d’exalter la vanité individuelle ; pour y parvenir, il a réduit à leur moindre importance les divisions qui séparent le public des exposants et les exposants entre eux; c est ainsi que, dans le stand des machines, le métal a été choisi pour les cloisons, puis pour les
barres d’appui, destinées à tenir en respect les curieux indiscrets ; elles se fixent à des troncs qui s’épanouissent en gracieuses et ondoyantes ramures de fer contourné sur le plat; le cartel en vitrail, indicateur du nom de l’exposant, s’attache à ces branches; des ballons, des cornues s'y logent, symboles de la chimie pour le profane. De même, à l'étage, les fers de couronnement des vitrines, en chêne naturel et noyer satiné d’Amérique, donnent asile à des appareils de verre, à des coupes transparentes emplies de substances multicolores prêtes pour la manipulation. L’esprit d'à