‹ Les Beaux-arts et les arts décoratifsChapitre 118 sur 135 · INSTALLATION DK LA CLASSE DE LA P A P E T E RIE, PAR M. SUR K L · texte numérisé non relu

INSTALLATION DK LA CLASSE DE LA P A P E T E RIE, PAR M. SUR K L

propos éclate aussi vif dans la seconde installation, où M. Bénouvillc s est servi des cuirs les plus divers, réglant leur emploi sur le degré de résistance de chacun deux, réservant la fragile peau de mouton pour les fiises, habillant les lambris avec celle du bœul, couvrant les banquettes et les chaises avec celle du porc ou de la chèvre. Des fleurs, des Paà sages, des marines, repoussés, entaillés, incisés, pyrogravés, par hélix Aubert, illustrent les panneaux de cuir qui revêtent le champ des vitrines, en dais ou en pupitres, laites d'acajou mouluré à la machine.

La France s est de tout temps divertie au jeu des artifices et, après trois cents ans, la prédilection est demeurée tenace pour ces apparences de construction que sont les treillages. On n’a point manqué même d’en abuser, de les prodiguer sans rime ni raison parfois ; leur opportunité ne se justifie jamais mieux que lorsqu’il s’agit de célébrer la fleur et la

LA DÉCORATION ET LES INDUSTRIES D’ART

vertu de ses essences. La plante se lie, s'unit à la frêle architecture aérienne; elle grimpe et rampe le long des fûts; elle s'enchevêtre dans les vides ; elle se balance en guirlande au faîte des arcades... A quel point l'union intime est fertile en aspects pittoresques, chacun le présage et, mieux que personne, M. Frantz Jourdain; il en goûte le charme

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