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INSTALLATION D1-; LA CLASSE DE LA PARFUMERIE, PAR M. FRANTZ JOURDAIN

avec la double sensibilité de l'artiste et du lettré ; disciple d'Edmond de Concourt, l'âme de notre xviii0 siècle revit un peu en lui ; cependant chapiteaux, modèle des clôtures et des portiques, tout lui appartient en propre et tout a bien, à nos yeux, le prix d'une révélation inattendue.

L'extrême sobriété était de rigueur lorsqu'il s’agissait de présenter les créations des bijoutiers, des tapissiers, et l'on sait combien il est malaisé de constituer un cadre discret ne détournant pas l’examen de l'objet principal. Voyons cependant de quelle manière M. Arfvidson, M. Risler, M. Plumet, s’y sont pris pour résoudre le problème ardu.

EXPOSITION UNIVERSELLE DE igoo

D’après M. Arfvidson, le joyau réclame un écrin transparent serti de métal, et nul métal n'annonce mieux que le fer la sécurité d'un inviolable asile. Quant aux ensembles de décoration, ils se répartissaient dans les stalles, de dimensions égales, et la tâche de l'architecte se bornait, en l'occurrence, à établir une succession de devantures semblables; M. Risler a composé les siennes avec le bois et le carton-pâte :

sur des gaines viennent reposer un couronnement fleuri et le bandeau portant, en lettres violettes liserées d’or, les inscriptions requises ; très différents, les portiques de M. Plumet utilisaient le grès pour les socles, l’acajou pour les mâts, le fer forgé pour les consoles, et les tableaux étaient sciés dans de vulgaires planches, tout bonnement. Les meilleurs effets ne peuvent-ils pas être attendus de la plus humble matière, du plus simple motif? Des menuiseries de sapin , dessinées par M. Guillemonat, silhouettaient la courbe amusante de leurs découpures parmi les Produits des exploitations et industries forestières ; en demandant â la feuille du marronnier l’ornementation des boiseries, des tapis, des tissus, M. Chardon conférait â la classe des Teintures un très captivant caractère ; et je n’aurai garde d'omettre celle des Instruments de musique, avec ses vitrines superposant sur le fond clair du tulipier un déchiquetage d’acajou, avec ses spirituels lambrequins enluminés où se lisaient notées les premières mesures de nos vieilles chansons populaires.

M. Jacques Hermant l'avait installée ainsi que les Musées centennaux. C’est de lui qu’était émanée l'idée de reconstituer l'entour de 1 existence parisienne et rurale, idée heureuse et dont la réalisation, intelligemment poursuivie, ne faillit point à l’enseignement promis ; ici,

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