S. Reinach, Bronzes figurés, n
•* Roschach> Catalogue du musée de Toulouse, i865, p. 182.
L'EXPOSITION RÉTROSPECTIVE LE L’ART FRANÇAIS
au xviiic siècle, les roues de bronze d'un char antique. Le musée de Gienoble a prêté une Vénus nue de grande dimension, dont la patine peut suggérer des doutes, mais que je crois cependant antique; elle iepioduit, à mon avis, un motif assez souvent traité par l'art grec, celui de \ émis menaçant 1 Amour avec une sandale ou un ceste replié quelle brandit de la main droite1. La photographie que je possède de cette statuette et que nous reproduisons ici 2 montre la déesse pourvue d'un bras gauche rajusté; je ne sais pourquoi ce bras a été laissé à Grenoble ou s'il s'est seulement détaché en cours de route.
De la série des œuvres où l'influence des conceptions gauloises l'emporte sur celle des modèles importés, le musée de Beaune expose une statuette célèbre, celle du dieu celtique armé d un marteau à longue hampe dont un bas-relief, découvert en Lorraine, nous a récemment révélé le nom.
Suce/ /os, signifiant peut-être « le bon Irappcur ’ ». Cette figurine est encore la seule représentation de ce dieu en ronde-bosse qui nous soit parvenue dans un état absolu d intégrité; mais la popularité du motif en Gaule est
attestée par une longue série de petits bronzes et de bas-reliefs reproduisant le même type L Ce Jupiter, vêtu à la
(Musée de Grenoble.)
gauloise, avec une blouse serrée à la ceinture, parfois avec des pantalons ou braies, est assurément aussi éloigné du Jupiter romain que le Mercure de Lezoux des images classiques de Mercure. Ici, 1 originalité se révèle s'ji tout dans les attributs et le costume; là. c est une sorte de maladresse hiéi atique, assez difficile a définir, qui accuse le travail indigène mal
1. \ "ii la réunion de ccs types dans mon Répertoire Je la statuaire, t . IL p. 346.
2. Cette photographie a été faite à Grenoble par M. l '.-C. de Yillenoisv.