Revue archéologique, 1886, t. I, p
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IMPOSITION UNIVERSELLE DE nioti
c’est là le vrai nom qu'il devrait porter! a été plus considérable et plus rapide encore que celle du style de La 1 ène, dont il mai que, a cci tains égards, la continuation ou la renaissance. Pot té en Angletcnc pai les Saxons, en Afrique par les Vandales, en Espagne par les Visigoths, on le trouve également en Scandinave, en 1 lance, en Allemagne, en Bohême, en Italie jusqu'aux portes de Rome, sur le Danube, dans la Russie méridionale et au Caucase. J'ai même la preuve qu'il a pénétré jusqu'en Chine, car dans un très ancien recueil de gravures chinoises, d'après des monuments depuis longtemps disparus, ligure une plaque ajourée — cheval buvant dans un vase — dont plusieurs répliques se voient dans les vitrines mêmes du Petit Palais, parmi les produits des nécropoles germaniques de la Gaule. Le tait que les spécimens les plus anciens et les plus luxueux de ce style se sont rencontrés sur le Danube, en Roumanie et en Hongrie, dans des régions habitées par les Goths au ive siècle, est un argument considérable en faveur de l'opinion de Lastey rie, de Hampel et d'autres savants, qui attribuent aux Goths sinon l’invention, du moins la dilfusion de l'orfèvrerie cloisonnée à travers l'Europe. Quant aux influences persanes sassanides) que l'on a cru y reconnaître, j'attends qu'on en donne d'autres preuves que la plaque de Wolfsheim portant un nom propre en lettres pehlvies ; car un mercenaire persan, possesseur de cette plaque, a pu fort bien y graver son nom sans qu'elle soit sortie d'une fabrique de son pavs. Pour le moment, je suis peu porté à chercher dans l'Asie centrale les origines d'une industrie qui a t ait en Europe une fortune si extraordinaire et si durable; je la crois non moins européenne que celle de La Tène, dont on a voulu aussi, mais certainement à tort, chercher le point de départ en Orient.
L épée et le scramasax de Pouan, avec leur admirable décoration de grenats cloisonnés d'or, sont à peu près contemporains des armes découvertes en i653 a Tournai, dans la tombe de G h i ldéric Ier, qui ont passé du musée des Souverains au Cabinet des médailles. L'étude des armes de Pouan ne laisse aucun doute sur l'exactitude de l'hypothèse de Lindenschmit (1880), suivant lequel la tombe royale de Tournai ne 1 enfermait pas seulement une épée, mais une épée et un scramasax , entre lesquels doivent être réparties les garnitures à grenats cloisonnes que des fouilleurs, malheureusement très négligents, y ont recueillies*. Peigné-Delacourt, l'éditeur du trésor de Pouan, a soutenu