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Bien n'est plus vrai : c'e>t nous, en eflel, qui, ne sachant comment faire pièce à la littérature, avons en la malice d'inventer celle soi le de pelit poënic, ou plulôl de chanson à conplels, espèce de rai lillrniii-e qui s'en va depuis
lors grignotant chaque jour l'Iiistoire, les romans, les f.ibles, et même les sujets les plus relevés. Un certniu Bassin, foulon de Vire, en Normandie, en fut, dit-on, le père. Ce foulon, qui savait chanter, employait son talent à faire danser ses compatriote.?; et, comme pour danser sur ses chants, empreints d'un esprit satirique, on s'assemblait dans le val de Vire, ils furent appelés primitivement Vaux-de-Vire, puis par corruption vuiideviUes.
Le vaudeville appartient presque exclusivement à la France : il est dans nos mœurs et dans notre caractère léger et badin. Cependant l'.MIcmagne a brillé dans ce genre, par son célèore Kolzebiie, qui a été pour les Allemands ce qu'est aujourd'hui M. Scribe jiour les Français, c'est-à-dire le plus grand vaudevilliste de son pays.
L'air des vaudevilles est communément peu musical. Oi. n'y sent, pour l'ordinaire, ni goût, ni chant, ni mesure. — Je ne sais pas si la musique le regarde bien d'un Lun
VOIX MUMAIME. — La voix humaine s'étend, chez la feninic , du .so/uyoio au contralto; et, chez l'homme, du ténor à la basse.
Le soprano est un timbre trés-aigu, qui exécute la jiartie la plus haute, appelée premier dessus, ce premier dessus étant ordinairement la partie la plus chantante et In plus travaillée dans les chœurs d'un poëme musical.
Le co}i<rfl?(o est une voix beaucoup plus basse que Lsoprano, et accoiïipagne très-souvent ce dernier, soit à la tierce, soit à la sixte au-dessous. 11 y a souvent dans les opéras une partie de contralto pour homme (il y a de; hommes qui possèdent celle voix), mais on emploie ordinairement une femme déguisée.
Le ténor, qu'on appelle second dessus, est une voix d'homme tirant un peu, dans les notes aiguës, sur la voix de femme. C'est le plus beau timbre de voix et le plu rare. Dans les chœurs, il parait souvent chanter plus liau^ que le contralto, mais il n'en est rien; et l'erreur provient de cette seule cause que l'homme, naturellement plus vigoureux que la femme, rend par la force de ses poumons sa voix très-claire et très-forle, tandis que la i'emnie n'a besoin de faire aucun ell'orl pour faire sortir le contralto, qui, pour elle, est presque une basse.
La basse est. comme l'indique son nom, la partie la plus basse du chant. Son importance est extrême, parce que c'est elle qui donne les notes fondamentales des accords dont est composé le morceau exécuté; el, dans les chœurs, il serait bien plus facile d'éliminer les deux parlies inlermédiaires, ténor et contralto, (|ue de se passer de la busse.