‹ Les Beaux-Arts (volume 2)Chapitre 10 sur 150 · POUR · texte numérisé non relu

POUR

es circonstances fâcheuses, dont plusieurs ne doivent pas être imputées à nos pensionnaires , ont produit dans l’envoi de cette année des lacunes qui n’ont pu échapper à l’attention du public, et qui ont excite au plus haut degré le regret de 1 Académie. Mais si la -maladie a été pour quelques-uns de nos jeunes artistes un motif d’excuse, malheureusement, trop légitime, il est certain, et l’Académie ne doit le dissimuler ni au public ni a elle-même, qu il existe pour d’autres de ces pensionnaires un tort trop réel , celui de s’être affranchis de 1 accomplissement des obligations qui leur sont prescrites. C’est vainement, pour pallier cette faute, qu ils montreraient les travaux qu’ils ont produits, en échangé ou en outre de ceux qui leur étaient imposés. La liberté de substituer un ouvrage de leur choix a celui qui leur est demandé par le règlement, serait de leur part une erreur grave que l’Académie ne saurait tolérer. Les travaux qui doivent remplir le cours de la pension ont été fixés d’après des considérations puisées dans une longue expérience, et gradués, en raison du progrès des études, dans 1 intérêt même des jeunes artistes, objets de la constante sollicitude de l’Académie. Ils ne sauraient donc s’écarter de cet ordre et manquer à leurs obligations, sans commettre envers eux-mêmes une faute qui compromettrait leur avenir; et cet avilissement sévère est encore, de la part de 1 Académie, un témoignage de tout l’intérêt qu’elle leur porte.

PE INT OHE.

L’ensemble de cet envoi est, à tout considérer, plus satisfaisant que celui de l’année dernière. De notables améliorations s'y font remarquer ; il y a chez quelques-uns des progrès, et chez tous des efforts, pour répondre au but de l'institution et au vœu de l’Académie.

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