IMITATION I) ’ L N LIEU D ’ U II L A N I
Ma mère, dans notre demeure.
Quel chant me réveille ce soir ?
Qui donc vient chanter à celte heure?
Regarde, mère, peux-tu voir?
— Je n’entends pas de sérénade;
Je ne vois rien sur le chemin.
Calme-loi, pauvre enfant malade.
Et dors en paix jusqu’à demain.
— Non, je comprends celle harmonie :
Les anges m’appellent vers Dieu;
Du ciel c’est la voix infinie.
Adieu, ma bonne mère, adieu'.
collection tout entière. M. Bosch l’acheta au bourgmestre Witzen pour la somme de 1,500 florins. IMoos Van Ampstel a donné le fac-similé de cinq beaux dessins d’Adrien Van Ostade (1).
Adrien Van Ostade a gravé à l’eau-forte cinquantequatre planches dont le catalogue a ete dressé par Hubert et Prost (2), par Bartsch (5), par Joubert (4 ; et par Josi (5). Le maître s’y montre presque aussi coloriste que dans ses tableaux, tant il distribue habilement la lumière et les ombres, tant il manie la pointe avec hardiesse, arrête les contours sans dureté, et met une vérité saisissante dans les ligures comme dans les accessoires.
(1) Collection d'imitations des dessins des peintres flamands, commencée par Ploos Van Ampstel, et complétée par Josi. Londres, 1821 , in-folio. Ouvrage rare, et tiré à cent exemplaires seulement.
(2) Manuel de l’amateur de l'art.
(3) Le Peintre-graveur, t. I, p. 247.
i4) Manuel de l’amateur d’estampes, par F.-E. Joubert père. Paris, 1821. 3 vol. in-8. T. IL article A. Van Ostade.
(5) Ouvrage cité.