‹ Les Beaux-Arts (volume 2)Chapitre 17 sur 150 · M. GRUYÈRE · texte numérisé non relu

M. GRUYÈRE

M. Gruyère avait à remplir, à son choix, deux obligations différentes pour son travail de troisième année. Malheureusement la fièvre dont il a souffert pendant quatre mois ne lui a permis de remplir ni I une ni 1 autre de ces obligations ; et l’Académie est réduite a se consoler de cette fâcheuse lacune, par 1 espérance que l'artiste réparera l’année prochaine le tort involontaire de celle-ci.

M. niÉBOI.T.

M. IMébolt, qui s’est trouvé à peu près dans la même situation, n’a pu satisfaire non plus à son devoir de première année, qui consiste en une copie en marbre d'une statue antique, au choix de l’artiste. L’exposition a donc été totalement privée cette année des travaux de deux de nos pensionnaires sculpteurs; et, sans vouloir ajouter au chagrin qu’ontdù éprouver ces deux artistes de manquer ainsi à leurs

obligations, l’Académie ne peut s’empêcher de remarquer que la fièvre, qui n’a jamais manqué d’exercer sa fâcheuse influence à l'Ecole de Home, n’y a jamais produit tant de lacunes dans les travaux des pensionnaires. Serait-ce donc que l’amour de l’art, qui rendait précédemment nos artistes plus forts contre la maladie, perdrait aujourd’hui de son énergie, et que la passion de l’étude tendrait à s’affaiblir dans son sanctuaire même ? Espérons que cette inquiétude, que nous nous permettons à peine d’exprimer, sera démentie par l’envoi de l’année prochaine.

M. G O DDE.

M. Godde a envoyé, pour son travail de première année, la copie en marbre du Mars assis de la Villa Ludovisi. On doit louer chez ce pensionnaire l’intelligence et le zèle dont il a fait preuve en choisissant, pour sujet de sa copie, une aussi belle ligure, et en exécutant ce travail important et difficile avec tout le soin qu’on pouvait y désirer. L’original est bien rendu dans la copie de M. Godde; et c’est un beau monument de plus dont s’enrichiront nos collections publiques.

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