ARCHITECTURE
L’Académie, qui n’a le plus souvent qu’à se féliciter du zèle et de l’activité de nos pensionnaires architectes, se trouve malheureusement dans le cas d’exprimer les mêmes regrets qu’au sujet de deux de nos sculpteurs. L’envoi de l’architecture est réduit aux seuls travaux de MM. Lefuel et Guénepin, et encore ces travaux sont-ils incomplets. Ce fâcheux état de choses s’explique, en partie, par les mêmes causes qui ont été déjà signalées, en partie, par des circonstances indépendantes de la volonté de nos pensionnaires. Ainsi M. Paccard, resté malade six mois de l’année, et obligé de se transporter à Naples pour essayer de s’y rétablir, n’est que trop excusable de n’avoir pu se livrer à aucun travail. M. Uchard, qui s’occupe de la Restauration du temple de Mars vengeur, n’a pu obtenir à temps les permissions necessaires pour dessiner dans l’intérieur du couvent de femmes qui occupe la presque totalité de l’édifice antique; et l’Académie, informée des difficultés suscitées à l’artiste, avait consenti à ce que cette restauration d’un des plus beaux monuments de l’antiquité romaine, qui répondra sans doute au mérite des travaux déjà exécutés par M. Uchard, fût jointeà son envoi de l’année prochaine. Mais M. Ballu, qui n’a envoyé aucun travail, et qui n’a pu alléguer aucune excuse légitime, mérite d’autant plus le blâme de l’Académie, que le premier envoi de ce pensionnaire lui avait valu des éloges, qui, malgré quelques restrictions, semblaient renfermer autant d’espérances pour l’avenir.