‹ Les Beaux-Arts (volume 2)Chapitre 51 sur 150 · MUSEE DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

MUSEE DE TOULOUSE

Le musée de Toulouse vient de recevoir de M. le ministre de l’intérieur une des belles marines de M. Eug. Isabey. Nous voulons parler de sa Vue du ])ori de Bou’ogue, que le public a pu admirer a la dernière exposition du Louvre. On attend avec impatience l'arrivée du Repas des Chartreux, de Zurbaran, acheté par le gouvernement moyennant 4,725 fr., sur la demande de M. le préfet de la Haute-Garonne, à la vente de M. Aguado, qui en avait porté l’estimation à 33,000 fr. Cette composition fournira de magnifiques études aux jeunes élèves qui fréquentent ce musée, cité à juste titre comme un des plus remarquables de France.

Ses richesses archéologiques, contenues dans les longues galeries d’un cloître gothique, restauré avec une haute intelligence par M. Vitry, architecte de la ville, en forment la partie la plus intéressante pour les artistes comme pour les savants. Déjà riche en statues, en tableaux, en monuments antiques, parmi lesquels on distingue une suite de bustes en marbre des empereurs romains; en fragments carlovingiens et gothiques, le musée de Toulouse ouvre en ce moment de nouvelles salles à la collection qu'a cédée à la ville M. le comte de Chirac. Elle se compose d’environ deux cents vases étrusques, parmi lesquels plusieurs sont, d'un type rare; de médailles, de bijoux, d’armes et d’objets de curiosité de diverses époques, etc. M. du Mége, un des antiquaires les plus savants du Midi, a été chargé de mettre en ordre ces richesses, qui, jointes à celles que possédait déjà la ville, vont former un noyau dont l’importance ne peut que s’étendre.

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« Midi sonne: c’est l’heure où, près de voire mère.

O mes enfants chéris ! vous allez accourir.

Ce n'est plus que pour vous que je prie et j’espère : Vous commencez à vivre et je me sens mourir.

Mes bons bras d'autrefois, qui travaillaient sans cesse Pour vous gagner du pain, mes pauvres bras perclus,

Où vous vous endormiez avec une caresse,

Mes bras ne vous presseront plus.

« D'un enfant, au jardin, j’entends la voix heureuse ;

Il sourit au soleil , voilé depuis longtemps :

Tant mieux ! j'aurai des fleurs sur ma fosse qu'on creuse ; •le respire, en mourant, Pair tiède du printemps.

Tout rit autour de moi ; c’est aujourd’hui dimanche ! Dimanches, jours trop courts, et six jours attendus.

Où jadis je mettais pour lui ma robe blanche,

Beaux jours, je ne vous verrai plus!

•s'i parfois le travail vous coûte quelques larmes ■Songez qu il lait la paix et les chastes désirs Que pur soit votre cœur et calme votre vie ;

De votre pauvre père, imitez les vertus ;

Il a faitson devoir et souffert sans envie :

A Dieu ne demandez pas plus.

« Mettez-vous à genoux, que je touche vos tètes! Devant Dieu qui m’appelle, enfants, je vous bénis.

Qu a faire un peu de bien vos mains soient toujours prêtes. Aimez votre prochain... Soyez toujours unis . » ht la sainte expira!... Dors en paix, femme austère .

Na, tes conseils sacrés ne seront pas perdus. .

Si nous comptons de moins un ange sur la terre.

Au ciel on en compte un de plus.

A tu; us t k B oi eu e i .

« hère de mes enfants, ô moitié de mon âme! Tends-moi les bras; qu’au ciel je monte à ton côte . Qu'auprès de Dieu je sois, comme ici-bas, ta femme ; Qu'il nous unisse encore, et pour l’éternité !..

Depuis ta mort, ma vie à souffrir s’est passée ;

Comme toi, j'ai gagné le séjour des élus Attends encore un jour, toi qui m’as devancée !

Demain, tu ne m’attendras plus.

« Mes enfants tardent bien ; ils travaillent peut-être l’our m apporter encor des fruits et quelques sous ;

<) mon Dieu ! si j’allais ne plus les reconnaître ;

Mes yeux se sont voilés!. . Mes enfants, venez-vous ! Entourez mon chevet : Seigneur, vous que j’adore !

De ceux qu’avec amour et bonheur j’ai conçus ;

Pour les voir, les bénir, les embrasser encore,

Que je vive une heure de plus !

« S’ils allaient m’oublier! — Nous voilà, bonne mère; Voulez-vous au foyer revenir avec nous ?

Vous serez plus heureuse, et, dans notre misère ,

U pain que nous mangeons sera bon près de vous.

— Je vous serais à charge, et dans ce triste asile,

Par une bonne sœur mes vœux sont prévenus :

Votre père y mourut, j’y vais mourir tranquille ;

Vous là, que me faut-il de plus?

« Que pour vous, mes enfouis, le travail ait des char N enviez pas l'oisif et ses honteus plaisirs ;

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Physionomie Parisienne.

Conversation.

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