LES HE A EX-AKTS
fortement une étoffé tres-transparente , telle <j u une gaze line, ou le tissu de fil et de coton, nomme tarlatane.
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Perspective, un projection polaire sur une surface plane.
A quelque distance, derrière le châssis que l’on suppose fixé verticalement, on place un disque percé d'un petit trou. Ce disque peut être indépendant du châssis, ou bien y est attaché. C’est par ce trou j qu’on regarde les objets que Pou aperçoit au tra- j vers du tissu trasparent; sa position détermine le i point de vue. L’image des objets placés en avant du châssis, c’est-à-dire de tous ceux qu’embrasse le point de vue, paraissant au travers du tissu, il suffit, pour les dessiner, d'en tracer les contours avec un fusain. Toute personne qui saura calquer, pourra donc dessiner au moyen de cet appareil.
Le procède n’est point absolument nouveau. Tout le monde sait qu’on peut tracer des objets en perspective sur un verre, au travers duquel on les aperçoit, et dans les leçons de perspective on se sert d’un appareil semblable pour donner une démonstration matérielle des règles mathématiques. Cependant la seule substitution d un t issu transparcntàuue glace, est fécondé en résultats importants , et constitue un perfectionnement notable. En effet, le tissu sur lequel on opère peut avoir de grandes dimensions; il est d’un transport facile, et ne craint aucun accident; sur une étoffe , le crayon suit sans peine et rapidement les contours des objets, en laissant une trace bien marquée; enfin, et c’est là l’avantage principal, on peut en un instant décalquer un dessin. Le tissu étant appliqué sur un papier ou sur une toile, on obtient une épreuve parfaite eu le frottant légèrement avec un linge lin, ou bien encore en pinçant un des fils du tissu qu’on tire à soi, et qu’on abandonne ensuite. Le choc léger que produit sur le papier 1 eto lie élastique imprime eu un instant tous les traits formés avec un crayon tendre. On peut ainsi obtenir successivement deux ou trois epreuves sans être obligé de repasser le crayon sur les mêmes traits.
Ce ne sont pas seulement les contours des objets que I on peut calquer de la sorte. Il est aussi facile de déterminer les effets d’ombres et de lumière. On les marque sur le tissu avec des pastels ou des clayons noirs et blancs. 1 ransporté du tableau sur un papier de couleur, ce dessin présente alors une ressemblance singulière avec une gravure au pointillé, le tissu de l’étoffe formant un travail en carreaux dont on cherchait vainement a imiter la régularité par les hachures les plus fines.
l‘our transporter au loin les épreuves décalquées, il est nécessaire de fixer sur le papier la poussière dr crayon qui n’y est que faiblement adhérente. On
y peut parvenir avec h- vernis a fixer le pastel , on simplement en enduisant d’une légère couche «l’huile grasse l’envers de la feuille de papier qui vient de recevoir l’épreuve.
L’étoffe dont M. Houlliet fait usage, la tarlatane se trouve partout a lias prix ; ou peut se la procurer île très-grande dimension. Quant au crayon c’est <1 u fusain qu'il se sert ordinairement. On sait
que les traits que laisse le fusain s’effacentau moindre frottement ; aussi le même tissu peut-il servir pour un nombre de dessins presque illimité.