‹ Les Beaux-Arts (volume 2)Chapitre 78 sur 150 · PROCÉDÉS DE LA PEINTURE A FRESQUE · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS DE LA PEINTURE A FRESQUE

o n sieur Chaulés Wi r.so n, directeur de l’école de dessin entretenue à Londres aux Irais du gouvernement anglais, fut chargé, en 1842, par une commission extraordinaire des beaux-arts, composée d’un grand nombre de membres du parlement et de savants distingués, sous la présidence du prince Albert, de parcourir le continent pour recueillir des documents sur la peinture monumentale et des éléments de comparaison avec les travaux de cette nature récemment exécutés en Angleterre. Son rapport sur la peinture à fresque, où il passe en revue sommairepient les ouvrages de tous les grands maîtres, en faisant apprécier la diversité de leurs procédés d'exécution, les défauts et le mérite de chaque système et les perfectionnements successifs de ce genre de décoration, est rédigé de manière à intéresser vivement tous les artistes, surtout en ce moment où nos églises, nos palais, nos musées, réclament des ornements, une parure qu’il n’appartient qu’à la fresque de rendre éclatante et durable.

Après quelques remarques préliminaires sur l’origine de la peinture à fresque (t) et sur les monuments de l’antiquité qui présentent les plus anciens vestiges d’une décoration analogue, M. Charles Wilson arrive à la description et à l’analyse des procédés techniques, et c’est cette curieuse partie de son rapport (pie nous allons reproduire, en nous conformant à la division qu’il en a faite en plusieurs chapitres spéciaux.

i\) En italien, fresco, c'est-à-dire peinture exécutée sur un mur fraîchement enduit d'un mortier ad hoc, avec des couleurs spéciales délayées dans l’eau.

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