T. I II OR É
LKS BHAUX-ARTS.
A DEMOISELLE Agl.ié (levait venir deux jours après, les douze tulipes étaient ouvertes, le temps était magnifique, le jardin était rempli de toutes les fleurs de la saison ; Arnold alla voir M. Reault , car mademoiselle Aglaé lui avait dit : Nous nous ferons accompagner par quelqu’un de nos amis; mais cependant ayez chez vous quelques personnes , ce sera plus convenable.
M. Reault, celui qui avait refusé les oignons, était avec plusieurs personnes qui venaient voir ses tulipes; il avait une baguette à la main, et faisait la démonstration avec une emphase que ne peuvent se représenter que ceux qui ont vu dans
cette situation un amateur de tulipes devant ses plantes en fleurs.
La société était sous une tente , entre deux planches de tulipes plantées par rang de taille. M. H eau II s arrêta un moment pour voir qui entrait, et quand il eut reconnu un profane, il lui dit bonjour d un signe de tète, et, sans quitter son sérieux, continua sa démonstration; il étaitalorsdevan! une tulipe à fond blanc panachée de rameaux violets.
Messieurs, disait. -il, voici Vanduël , c’est une perle du (/cure, elle n’est pas dans toute sa beaiiir, le mois d’avril a été cruel pour nos plantes, et le mois de mars a été perfide. « Voici Joseph Dcscliiens, nous ne connaissons rien qui égale cette superbe plante, le loml est blanc et les stries violettes. »
Mais, interrompit Arnold, est-ce que celle de tout a l’heure, et que vous appeliez VnuJnrl , n’était