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BALLADE

Jà des bourgeons les feuilles dégtiainées Vont relevant les amoureux lambris.

Et Zephyrus, par molles alcnccs,

Emmy les fleurs, cueillant leurs esperils, De la nature embasme le pourpris.

Serait point temps, o mon arae endormie. En si doux temps, de reluire une amie ? Ains où trouver, de plus souef parfum, Cueur féminin de foy bien affermie ?

Quant est de moy, je n'en commis pas un.

Des oysillons les bandes ramenées

Sous les fousleaux semblent gaigner le prix.

Et de chansons émaillcnt les journées :

Du renouveau font les chants et les cris Leurs petits coeurs mignonnement épris.

Adonc m'a dict ma povre chalemie :

Ne crois-tu pas qu'à ta muse blcsmie Un air nouveau serait bien opportun?

Quierez-le donc et l'enseignez, ma mie : Quant est de moy, je n'en commis pas un.

Vers nos logis les annules tournées De mol duvet velouicnt les abris Où meuriront leurs amours fortunées :

Tout lait le chœur ès noces de Cypris.

Dans le bled verd se mussent les perdrix.

O cueur lassé, vestu de tristamie.

Voudrais-tu pas, avant l’aage ennemie,

Trouver un nid, recloz et demi brun Qui t’agréast (je dis sans infamie)?

Quant est de moy, je n’en comtois pas un

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