A ALFRED DE MUSSET
(Sôville.)
Giralda , lille charmante Tu ne portes point la mante ,
A ton sein tu n’as , ma foi ,
Aucun bouquet de ta ville ,
Mais des filles de Séville La plus fière , c’est bien toi !
Ton front se perd dans la nue ,
Ta voix est la plus connue Entre les voix de tes sœurs ;
Lorsque le soleil t’éveille Ton chant arrive à l’oreille Chaut plein de mille douceurs !
De ta robe rose et blanche L’Espagnol vient le dimanche Baiser les dessins palis ;
Cette robe si bien peiute ,
Cette robe d’une sainte,
Le Maure en broda les plis !
La nuit , on dit que les anges De grenades et d’oranges Te composent un nectar ,
Et te font une corbeille De tous les fruits que l'abeille Butine dans l’Aleazar !
Aussi ta taille andalouse Rend la Maruja jalouse,
Et me voyant constamment Sur toi l’œil fixé, ma belle ,
Elle crie à l'infidèle Et m’appelle ton amant !
Roc, En de Hrai vont
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BlâOX-âlTS,
Sur la proposition de M. le Ministre de l'Intérieur le Boi vient de nommer chevaliers de la Lcgion-d’ Honneur :
MM. Colas, — P je iss e, — Cabat , — Lepoittevin, — ,1 o u F f r o y, — Dantan aîné, — T II CI Li.iEU , Saint-Jeax, — De Montarert, — G u e n x e P i n , — J ési, graveur à Florence, — Girard, compositeur.
— Le Ministre de l’ Intérieur a souscrit a un certain nombre d’épreuves de la gravure du tableau représentant Paul Potier dessinant d’après nature aux environs de La Iluye , parM. Lepoittevin. Cette gravure actuel- Icmenl en cours d’exécution, a été confiée a M. A lfred