ACTE DEUXIÈME
DK BEU VUE.
Allons! vous y fîtes vous-même deux prisonniers. J’enrage ma vie quand je vois un homme de cœur comme vous renier ses bonnes prouesses plutôt que d’avouer son âge.
Mon âge! mon âge!...
LAURI ANE
Mon père! on n’a jamais que l’âge que l’on montre, et il nefadt que regarder le marquis...
BO IS- DO RÉ, touché.
Lauriane !
LAURI ANE
Ah! maître Jovelin! je ne vous ai pas encore félicité de la sérénade d’hier. O l’émouvante musique, qui vient du cœur cl qui va au cœur!
JOVELIN
Madame! vous écoutez la musique, mais vous entendez votre pensée... Ah! c’est une aubade que je voudrais avoir un jour l’occasion de vous faire entendre, à la lueur du crépuscule! ce serait mieux l’harmonie de votre âme toute faite de matin... (n continue
de causer avec Lauriane, Bois-Doré et de Beuvre.)
D ALVIMAR, de l’autre côté, è Guillaume.
Voilà encore ce Jovelin qui parle à Lauriane!
GUILLAUME
Bah ! un musicien ambulant!
d’alvimar.
• Eh! si ce n’était pas un musicien ambulant?
GUILLAUME, rient.
Pardieu ! c est ce que me disait Clindor... (a ciindor qui passe avec un plateau.) Hé, n’est-ce pas, Clindor? à ton avis, qu’est-ce que serait maître Jovelin ?
CLINDOR
Oh! monseigneur, moi, je crois que c’est un prince déguisé!
(11 passe.)
d’aLVI/U A$.
Ni prince, ni musicien, Guillaume! -y Monsieur de Li*cer>ay ! comme lieutenant, de la province, vous avez dû recevoir des instructions concernant certains hérétiques réfugiés d'Italie ea France ?