‹ Les beaux messieurs de Bois-DoréChapitre 30 sur 86 · ACTE HKtJXlEME · texte numérisé non relu

ACTE HKtJXlEME

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MARI O

C’était quatre jours avaint là mort du roi Henri ; c’était le 10 mai.

Le 10 tnail... (Avec douleur.) Oh! tu es sûr, Mario, que c’était le 10 mai ? tu es sûr que c’était ce jour-là et non un autre? tu en es bien sûr ?

MARIO

Tout à fait sûr : la Moresque me l’a répété et me l’a fait répéter cent fois. Quatre jours avant la mort du roi Henri; le 10 mai.

bois-doré. •

Hélas!

ADÀMAS, bas.

Eh bien, monsieur?

BOtS-DORÉ, bas.

Eh bien, mon pauvre Adamas, la dernière lettre que j’ai reçue de mon frère est datée de Gènes et du seizième joür de juin, c’està-dire d’un mois après le 10 mai. — C’était une fausse joié, mon ami, c’était une espérante vaine.

MARIO

Vous avez l’air fâché, monsieur; est-ce que j’ai dit quelque

Chose qui VOUS ait déplu? (Entre Jovelin.)

Non, Mario, non! lu es un digne enfant, et maître Jovelin, que voilà, est un digne ami, de grand talent et de grand coeur. Je me charge de vous faire arriver à Paris sans fatigue ni misère. Puis revenez quand il vous plaira, cette maison sera toujours la vôtre.

JOVÉ LIN.

J’accepte pour Mario, monsieur; pour moi, je ne suis guère le maître de ma destinée. — Les hôtes de monsieur le marquis viennent, je crois, le prendre pour le jeu de bague.

ADAMAS

J’ai d’abord à faire servir la collation... Ah! monsieur, ceci a renouvelé vos rer '.s.

Va, mes regrets sont ma vie!... Mais voici mes amis qui viennent, et je leur dois mon sourire.

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