ACTE TROfSf ÈKfE. S
LAURIANË.
Oui, il me l’a demandé en votre présencé. Un enfant !
»É BEtîVRË.
Cet enfant ne vous le demandait pas poüf lui, mais ptour son ami Jovelin.
LAURIANE
Est-ce possible !
DE OEUVRE
On l’a vu le lui remettre.
LÀURIANBi
Si c’était vrai !
DE BEU 7 R
Eh! oui, je' est vrai, avéré, prouvé, vous dis-je ! — Et tellement que de ce pas je vais trouver Bois- Doré pour lui demander si c’est son plaisir que dans sa maison ma fille soit insultée par ses gens.
LAUR1ANE
Yous ne ferez pas cela, mon père !
DÉ BEUVRE
Et pourquoi ne le ferais-je pas? Si, commë oh vous en a suppliée, vous aviez voulu vous choisi?' un défenseur, je n’aurais pas aujourd’hui h punir un pareil affrOnt. Mais vous n'allez pafs faire la généreuse, je pensé! %ous ne pousserez pas la bonté d’àrne, après avoir accepté parmi vos courtisans un vieillard, jusqu’à y souffrir un vilain I
LAURI A'SE
Vous êtes sévère pour moi, monsieur. Je vous prie cependant de me laisser terminer seule cette affaire; elle n’a eu déjà que trop d’intermédiaires et de témoins. (Mario se montre sur le seuil de ln porte de droite.) Voici Mario. Je désire l'interroger; je désire m'expliquer ensuite avec maître Jovelin, et vous devez savoir que je ne dirai et ne ferai rien qui ne soit conforme à ma dignité.
d’ ALVIMAR.
Madame a raison, monsieur.
DE BEUVRE
Soit 1 faites donc justice vous-mème, Lauriane. Mais faites-la
bonne et prompte, si'vous ne voulez pas que j'intervienne un peu plus rudement que vous.
I) A L V I M A H , s'inclinant avec un sourire équivoque.
Ol» ! l’on peut s’en rapporter à la fierté do madame ! (iis sortent J