MA
Bon Dieu ! qui vous a dit?...
LAURIANE
Réponds, qu’en as-tu fait?
MARIO
Madame... — voilà la vérité. Hier, après cotte séance de bonne aventure, j’ai rejoint Jovelin dans le jardin. J’étais bien content de la manière dont il avait parlé à M. d’Alvirnar. Je lui ai dit : « Tu m’as défendu comme il faut; tiens, pour te remercier, voilà le bouquet que madame Lauriane m’a donné, je te le donne. »
LAURIANE
El pourquoi le lui donnais-tu? Et comment l’a— t— il accepté?
MARI O
Madame!... puisqu’on nous a vus, tant mieux! c’est un mal pour un bien ; je vas oser vous parler selon mon cœur. — Voyezvous, chère rtiadame, je réponds que le grand danger que le sort vous a prédit hier, ce serait d’épouser monsieur d’Alvimar. Oh! comme vous seriez malheureuse avec lui!... Et cependant, vous ne seriez pas non plus heureuse avec les autres. Il faut donc que vous en espériez un autre.