ACTE TROISIÈME
L A UR I ANE
Mais ce que tu me dis là est fou, mon enfant!
MARIO
Ah! vous êtes comme Jovelin, vous ne voulez pas croire. Mais moi je sens quo j’ai raison, je sens que le bon Dieu vous garde, je sens que vous finirez par connaître qui vous perd et par aimer qui vous aime. C’est fou, c’est incroyable, c’est impossible, — mais ça sera ! ,
L A U R I A N E , souriant tristement.
D’ici à demain?
MARIO
Oui ! et voilà déjà que ça commence! on vous a dit un des secrets de Jovelin; pour lors je suis forcé, moi, de lui en trahir un autre : — U est pauvre, il est malheureux, oui, — mais il est d'aussi bonne naissance que vous.
LÀUBIAXE, vivement, en se levant.*
Il est gentilhomme !
MARIO
Oh! et un vrai, lui! pas seulement de nom, de cœur! Il est bon, il est brave, il est grand ! c’est celui-là qui saurait vous défendre! c’est celui-là qui pourrait vous sauver! Et maintenant, voyez-le, écoutez-le, parlez-lui. — (Appelant.) Jovelin! viens, Jovelin 1