ACTE TROISIÈME
exposée à des trahisons terribles, à des malheurs certains; alors, moi qui ne suis rien, je me suis intéressé à vous, je me suis dé- \oué à vous en silence, je donnerais avec ivresse ma vie pour votre salut! Mais il est évident que je nèavous aime pas!... Tenez, en voulez-vous la preuve ? c’eSt que je voudrais être votre frère! oui, pour avoir le droit i'dfe prendre vos mains dans les miennes, de poser votre tête sur mon épaule, et de vous parler coeur à coeur, . de vous conseiller, de vous consoler, de vous défendre ! pour avoir le droit enfin de vivre et de mourir pour vousl... Vous le voyez donc bien, je ne vous aime pis, madame, je ne vous aime pas 1
LAURIANE, éperdue.
Ah ! plus un mot, par grâce !
J O VELIN
Et maintenant me permettra-t-on de rester?
Maintenant plus que jamais c’est impossible t (Rentre Mario.) Ah! Mario, te voilà !