DE LUC EN AV
Il y a sous ces mystères quelque merveille inattendue. Monsieur de Bois-Doré veut foire de la dernière nuit que passe chez lui madame, une nuit enchantée.
LAURIANE
Moi, tout ce que je désire, c’est qu’il nous revienne. — D’ailleurs, à cette chasse, à ces illuminations, à ces fanfares, je préférais notre douce sérénade de chaque soir.
D A LVIMAR.
Il est vrai que Madame est depuis tantôt bien triste et bien silencieuse !
DE BEUVRE, riant. •
Eh! mordil messieurs, c’est depuis qu’elle ne voit plus celui qu’elle aime.
7f> LES BEAUX MESSIEURS DE BOIS-DORÉ.
LAURIANE, tressaillant.
Celui que j’aime !
DK BE 0 VR E.
Eh! sans doute; je veux dire le Céladon incomparable, l’irrésistible marquis!
I)’ A LVI MA H, bns à de Rouvre.
Avez-vous remarqué qu’elle a tressailli ?
DE BE UVR E , bas à d'Alvimnr.
Bah! vous rêvez, mon cher comte! Qu’est-ce qüi peut encore vous porter ombrage? Ne m'avez-vous pas vu et entendu évincer de la bonne manière le mystérieux musicien ?
Oui , mais l’enfant est resté !
DE OEUVRE
Eh non! — L’on ne l’a plus revu ce soir; il aura rejoint son camarade.
d’au VI MAR.
Merci !
DE B ËUVHE, haut, reprenant.
Mais vous avez beau dire tous, vous avez beau en particulier, vous, d’Alvimar, croire peut-être à votre triomphe et vous pavaner dans votre sécurité, je répète qu’à votre place à tous, je tremblerais devant le jeune, devant le beau monsieur de Bois-Doré.
A D A M A S entre et annonce à voix haute.
Messieurs de Bois-Doré.
DE BEUVR E.
Enfin! — Mais tu t’es trompé, mon brave Adamas; tu as voulu dire : Monsieur de Bois-Doré.
ADAMAS, répétant.
Messieurs de Bois-Doré !