D’A LVI M A R
Ce nom-là ne m'est pas inconnu , et j’ai dû le lire récemment quelque part. Mais je voudrais être sûr que c’est le vôtre.
L A U R I A N K , bas à Jovelin.
Prenez garde! oli! prenez garde!
JOVELIN
Pardon, madame! c’est maintenant l’heure où chacun se révèle. Monsieur d’Alvimar vous a laissé voir ce qu’il est; je tiens à lui apprendre qui je suis. Il s’est montré capable de vous insulter, je dois lui justifier mon droit de le punir.
d'alvimah.
La preuve que vous êtes ce que vous avez dit, je l’attends.
JOVELIN
La preuve que l’homme qui vous parle est Giovellino? la preuve que je suis noble et seigneur? la preuve?... eh bien, c’est que je suis banni , fugitif, et condamné à mort par contumace au tribunal do l'Inquisition. Ah! ces derniers titres-là vous font-ils accepter les autres? me reconnaissez-vous à présent? est-ce bien là ce que vous avez lu"? est-ce conforme à vos notes secrètes ? Le condamné est-il un de vos pairs et justiciers, monsieur le comte? et la hache du bourreau qui est sur ma tète vous permettra-t-elle de choquer l’épée qui est à mon côté?
d’alvimar.
Oui, oui ! je vous tiens pour tout ce que vous venez de vous avouer. Oui, je veux bien vous rendre raison comme gentilhomme, mais comme serviteur du roi, je dois faire de vous justice.
LAUR I AN E
Il est perdu !
d’alvimar. *
Il s'est livré ! Je vais chercher ces preuves qui vous condamnent.
Attendez-moi, ou plutôt... — dites que je ne suis pas généreux! — je vous conseille de ne pas s’attendre.
JOVELIN
Mais je vous jure, moi, que je vous attendrai, (son <i'Aivim*r,)