LAURIANE, JOVELIN, MARIO
LAURIANE
Non, non, fuyez ! ce méchant sera sans merci.
JOV El. IN.
C’est à lui d’avoir peur et de fuir, et non k moi.
Eh bien, reste. Mais il ne faut pas qu’il te trouve sans défense
et Sans soutien ! (Il sort en courant.)
Jovelin, parlez ! ah ! le mieux serait de partir ! Me voilà sauvée grâce à vous ; ne vous perdez pas pour moi !
JOVELIN
Oh! je suis si heureux, Lauriane! ma vie, ma triste vie a pu être bonne à quelque chose. Elle vaut si peu, et elle a servi à défendre et k protéger de si précieux trésors : votre honneur et votre avenir!
LAURIANE
Oui, vous m’avez gardée, ami, vous m’avez sauvée! simplement, spirituellement, en poëte que vous ôtes, avec une mélodie sous ma croisée! soyez remercié, soyez béni! Mais votre existence est bien d’un aussi grand prix que mon salut, et je ne veux pas, — entendez-vous, — je ne veux pas que vous l’exposiez davantage !
' JOVELIN
Oh! Lauriane, vous jeune, charmante, heureuse et fêtée, vous