ACTE QUATRIÈME
fres : je t’aime! que tu es pauvre, exilé, condamne : je te choisis! que tu n’as plus d'espérance en ce monde : je te donne ma vie!
JOVELIN, se relevant.
Lauriane! ô mon rêve et mon âme! ango et fée! Ah! c'est vrai, j osais vous aimer, vous aimer de cet amour hardi que j’avais déjà porté à la Vérilé, mais je n’aurais jamais osé le dire à vous, ni peut être à moi-môme. Et c’est vous qui me le dites! vous! Oh 1 oui, maintenant je suis heureux, je suis fier, je suis libre! J’oublie et j espère. D’un mot, d’un geste vous avez changé ma douleur en ivresse. Et tout ce qui pesait là si lourd sur mon front, fatigues, deuils, regrets, soucis, tout l’écrasant fardeau, votre petite main, Lauriane, vient do l’enlever avec une caresse.
L AU R I ANE
Merci!... — Oh! mais je ne me souvenais de rien. Voici qu’on vient! Pour vous arrôter peut-être.
JOVELIN
Qu’on vienne! allez! votre chevalier n’a rien à craindre, Laurianc! Il est sauvé, puisqu’il est aimé!