DR »0IS-DO»( 2V
m loin de vous, sans que l'on puisse ' - tire chose qua voire
do cette tranquille chaîne d'amitié qu'il voub aérait aise de reprendre. Uni* c'est à moi de dire : 11 est trop tard. Je vous al toujours saintement aimée, et je ne crois pas vûub situer moins religieusement, parée que je vous aima avec plus de passion depuis que je voua ai perdue et depuis que je vous retrouve.
* Moi aussi, Lauriane, j'ai bien souffert I Mais je n'ai jamais désespéré tout k fait. Quand j'avais bien caché ma peine, pour ne pas me laisser mourir de langueur, Dieu m'envoyait, comme un secours de grâce, des bouffées d'espoir en lui et de M eu vous.
a — Elle sait, elle doit savoir que j'ea mourrais, me disais-je; elle m'aimera, elle n'en aimera pas un autre, ne fût-ce que pr" bonté d'Ame 1 Je na suis qu'un enfant, mais je para me rendre digne d'elle bientôt et bien vite, en travaillant beaucoup, en me gardant le cœur bien pur, en avant du courage, en rendant heureux ceux qui m'aiment et en me ballant bien quand viendra une bonne guerre; car celle-ci est bonne, n'est-ce pas, Lauriane, et vous na pouvez pas avoir aujourd'hui le cœur changé au point d'aimer les Espagnols?
— Non, certes I repwdûvelle. Et c'est parce que ». de Roban a voulu cette alliance de folie, de boute et de désespoir, que j'attendais ici La do des .événement* -drm'yin-
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sou tes hïabx MsasmoNS
plu*. Si Je ne suis pas l'homme de bien at de savoir qua je voudrais être, je crois du moins qu'à présent j'en Mis auiaat at peux me battra mus) résolument que les jaunes gens de vingt-cinq a trente ans, avec qui je viens de me trouver à l'armée.
■ Quant a mon affection, Lnuriaoe, j'en peint répondre pour tout? ma vie, Je n'y aurai posde mérite, je suis ne Adèle, mol, et, depuis mon jaune âge, il m'a été tatpoastfale de trouver aimable at belle une autre femme qua vous; J'ai mis mon coeur en vous dès lo premier jour où je voua al vue. Je r» me suis jamais déshabitué de vivre auprès de vous, et je n'ai jamais passé un four » Brian «a sans aller rêver S. vous au Heu da jouer et dôme distraire, aussitôt que je quittais nu» études pour un Instant. Ce que je pensais, ce que Je vous disais, il y a huit ans, dans ce fameux labyrinthe, je le pense et je tous le dis encore.
> Je ne peux pan vivre heureux sans vous, Laurianal Pour être heureux, 11 faut que je vous voie toujours, je saie bien que je n'ai pas le droit de vous dira: Rendezmoi heureux I Vous rte ma devez rien I mais peut-être que vous sares plus heureuse arec moi que vous na l'étiez avec votre pauvre père et que vous ne l'êtos maintenant, seule, persécutée et obligée de voua cacher. le n'ai pas besoin que vous soyez si riche ; mais, ai vous tenez a l'être, je ferai valoir «o droits dès que J* jaii sera faite; je vous àtfendrai contre vos ennemis.
«MarieaavBCmol,vïin»8ereiW)retovpW et, i l'abri de ma protection, vous prières comrt vous l'entendrez. Nous ne nous battrons pas pour nos autels, ^mnjefont.hœttPhïuro.lBroiellareined-AnglfMrre. Si vous tenez à un titre, ie suis déflnhlverûeni emmarquisé. Si vous n'êtes plus belle, cela, je n'en sais rien et
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un BDra*Donr SOI m la saurai jamais. la vais bien que «m «es changée. Voua Toilit pha plie et plus mince que lorsque voua avlei seize ans; mais, a mm yeux, vaue êtes plan plus belle ainsi, et, ne l'eussiei-vous jamais été, il ne me semble pas que Je voua eusse moins almea.
■ Donc, et la bonheur d'une femme est d'aire bette pour celui qu'elle aime, nlmei-mol, Lauriane, et voua euceï ce bonhour-la. Enfin, éeoute, mn Lauriane, et laiase-mol ta parler comme eulwfda. J'ai eu bien de la soumission et du courage Jusqu'à ce Jaur, ne m'ote pas ou força; al tu veux attendre encore a nia connaître comme ami et frère, j'attendrai quo tu te fies en mai. Si tu veux que Je retourne à U guerre, et, de vrai, c'est mon envia, viens au camp comme pupille el dite odoptive de mon pire. le ne ta verrai quo, quand tu voudras, pas du tout, ai M l'exigea, jusqu'à ce que tu m'acceptes pour mari. Enfin, ne noua quitte plus ; car, avec ou aana ton amour, nous sommes et voulons être toujours ta famille, tes amis, tes défenseurs, tes enclaves, tout ce que tu voudras que nous soyons, pourvu que tu nous permettes de t'eireer et de te servir, i
LaurUna pressa dans ses main s les marna du bon Mario.
— Tu ea un ange, luidft-elle.etilme faut du courage pour te refuser. Mais je t'aima trop pour lier ta brillante destinée à ma destinée finie et douloureuse ; J'aime trop «n père pour lui vouloir causer ce chagrin...
— Mon peret tu doutes de mou pare, à preaentr s'écria Marra bore de lui. Ah t Laurianel n'as-tu pas compris que le tien t'avais trompée! Dis donc que tu ne m'aimes pas, que ut ne m'as Jamais aimé!...
En ce moment, on sonna avec force a la grille du couvent, et, eue mrooie aprfas, le marquis de Bois-Doré
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4>n nois-noufi ïfta Mario dupula tour «IpnPMbii. et uu'u1| u porterait mm drntll taule an via.
« Chï em do un jour, disiiil-ollo, que, da vrai, jo tun
«m» ititu,'/ •
— Voue no I'.Hm point, voira im \a sore» plu», ma IrtUfiewt, .1» In marquis en lui J.IlnDhsm pour m» instant min polit cliapurun nnir. Jo n'nl januts aouhaltd d'imtr» llllaqun wu*, at nous nlta foirn les munis h Mantes.
J<* voiih Mura h imisar quollt) fiHn en fut mi manoir quand on y vit revenir cnsumbln la* hnnux mowicursde Roie-Duro, lAurhuu, Arinmas, ArisUndro, lit moinnOludor, qui, pour mien* aonotrcr In charma jetri sur lui par la Lolriiiilmmo, «» h«a do foin la eour h toutes lus villnpmiva.
Le mariage des deux enfants blcn-aimés du bon H. Syjvetn ne pouvait cenondant pas être célébré publiquement avant quo Lnuriann nul lait sa soumission au roi el obtenu ea gréce, car alla s'était ponéo en rebelle dans un moment do <Maaa E nn>;ot, nialijra lo crédit do M. Poulain, le roi lut inlkuiula Unique dura la gutrre du DM aveo les protestante.
EUe fut courte el unnlant, . Ce (ut le denier eoupir du parti en tant que (action politique.
« Sur les ruines de ce parti écrasé, Richelieu lit jurer M lits de Henri IV le maintien do la liberté religieuse proclamée par son père', a
On put alors présenter \ LcuieXIlI la requête du marquis de Bois-Doré pour sa belle-fille.
A cet effet, Mario su rendit lui-même a Nlraes, où tu roi venait de faire une entrée triomphale avec Richelieu. H. de Itohan partait pour Venlae.
Mario obtint que se femme rentrerait dans saa biens
t. Hmimm.
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en dépit de 11. le Mac», qui Ira flairait beaucoup, et dan» u Utierté pleine ut entière. Le cardinal ta «fut et lui Ht quutyue reproche de n'avoir pas pria put li celte guerre. Marie M redemanda la guerre en Italie, et, on ta «"b«*dimit, la cardinal lui dit tout bu, avec un charmant sourire:
— Ja vous la promota; nwti n'en dite» flan, et voua ne voulu pas que j'dcbouel
Hurla trouva la l'alibi Poulain trMitigud «t enchaîné d'avoir quelquntamainu do consa. 1 avait ai chaudement aervi Mario, que celui-ci l'invita a venir ea reposer a Brlanle», et lia partirent erownble, rabbé se faisant
dévorante. On liait eus première Jeun de Juillet. Le
plue un arbre, plus une chaumière debout.
Par ordre du roi, tes troupes avalent fatt b dégât
ter», et Je crois que nos vêtement» vont prendre feu. -Devrai, monsieur l'abbé, dit Ouutor, qui aimait à
sa de la fumée!
- C'est pou ds chose, dit l'abbé. Quelque petite ma- Biiro. ravoue, mouleur le conte, que Je auislaade tant
qu'ils aoot par terre, je fait comme voua, je km plafa». rai vu l'affaire de Privée. Eh bien, j'en ai aaaei, .et je
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la n'en liai) «ira
-Julecruisl dit MMria en soupirant; mais écoutas ilnnc ces cris, moniteur l'abbé : il y n par la dus gena <'n RHmdo dtftrwit. Allons-y voir,
KlMvommrt, a» untoiutait, tloirlera lu cillino d'où muiimit la fuiiiré, des cris, on [uutot un sntil cri prolonge, perçnm, «Hmiw, ni m mm cdni du la tuméfie i[uu 9U0û lonlemeiit l'siMijjm'-o. U'Iiorritilu durée i|u eu cri lointain, qui semblait «ira celui d'un enfant, IU Impression sur l'abbé. GKndur lia pouvait erulro que te Tel unu voix humaine.
— Non, non, dtadt-9, c'est quelquu pipoaude borffer ou quelque chevreau qu'on ésurge.
— Cest un tftro humain qui expire dans les tortura, rcpril l'abbé. Je connais trop cclto alircuwt musique!
— Courons-y donc 1 s\!eria Mario; il est peut-etro lempsdesauvoruno malheureuse créature. Venez, venci, l'abbé I La paix est signao; nul n'a plus la droit do torluro sur les huguenots !
— 11 est trop lard, dit l'abbé, an n'cnlond plus rien. LBcri avattcessi'ibnuiuonientetla fumée tombait.
bientôt te haut de la colline.
Mors on aperçut, su fond du vallon, et beaucoup plus loin qu'on ne s'y attendait, un groupa do paysans qui tournaient n s'agitaient autour d'un, feu a demi éteint. Avant qu'on fut a portée de la voix, ils s'étalent disperses. Une seule vieille femme resta auprès des cendres brûlantes, qu'elle retournait avec une fourche, comme ni elle y eût cherché quelque chose. Mario arriva ht
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premier auprès tlu en iwlo .lu brosior, ifoii a'OKhtlaii uuo udewt lluru, iu Uppii IsWo.
— (Jutu liw.'lii'z-TOiia JoHcIft, In maroï lui <lihi.ni quu ftant-Mi d» lu fuJui- ici?
— Ohl rltni, mon linau îuonalaurl rien qu'une sordoro qui nous donnait I» lièvre avec «on regard tatiu* lits fois qu'elle \WMMl. Nos hommes on mit fait une Un, ut, moi, ju diariihe si elle n'it pa* laissa non soerM dims lus rnndrat.
— Quoi, m» MCTOtr «lit Mario roviiltd du wnijj-di.id decetto parque.
— C'est, répondit la vieille, qu'ollo avait au cou quelque chose qui brillait, ol qu'ollo a ponlii on sa débattant, quand on l'a mlso au feu. Mura otloucriû: . iw l'ai plu», Je wis perdue I • Ça doit aire m amuioliu pour se garantir ds mulnruort, et jo la voudrais trouver.
— Tuiksï, dit Mntio en ramassant uuo pièce do monnaie poretfe qui brillait i ses pieds, esKecolaï
— Oui, oui, c'est cela, mon beau mousiiturl Uoniiui- U-inoi pour la peina quo J'ai blon. MtW io l'eu.
Mario jota loin do loi la pièce do monnaie, par un mouvement d'horreur Insurmontable. Il venait d'y lire un nom gravé avec une pointe. Cotait le talisman do Pjlar. 11 no reslait (Toile quo ce tinioigmij;» de son filial amour, quelques pelils ossements Calcines, et l'acre odeur de chair lirfiléc répandrai dans l'alnmspliÈre.
Mario, saisi d'tfpinivanto et da pilui, s'éloie.™ rapidenieul, sans vuutuir donnera Clindur, qui lo questionnait, lo mol colle infernale éoigiue, et, pendant uns partie du voyatje, il resta soua la pénible impression de cotte horrible rencontre.
Mais, un approches <te km manoir, on pense bien
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M m ta- Mil » SÙÏ qu'il avait tout oublia ut iil> HOHKonil plus qu'an haiiliour du luvuir su ulièio «umiBiKiiu, auu peiu bfcii-aM. sn luwirû Mureèilus, son piitefnfll l.ueilio, ta s'igu Allumas 01 l'luîn*|UQ carrosaoïix, tous «es hravoa muitra ■pli, tu lu j/iIfmH ilû tout tour |iouv»ir, nvukut réussi par miracle !< un fuira la moltlour at tu plu* ubaauniit ilus <Hns.
t.n iiuoo fui splcntlidu. I.n iimivpiii mivrit I" liai avec l.nurianu, ijui, rjnurousn ut ropusûu, nu syiiihhii jmsi.iYoir un jour Ai plus que lu ton Mailo.
VIN DU TllUK Hhlii'KII Kl HKUK1BI
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