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m aoia-nont StSB l'Appohir olred}, Hni'ln, heureux du plaisir do «on pero et d'Aduiius fi l'endroit du an fameux niflrqidsM, ho jeta sur aon 111 dormit quelque» heures, alla encore cmbrasgpr se» vieux omli, ot natta pour lu Franco à lu pointa
Matin oot voulu dévorer l'espace. Mnla, hlen qu'il ont un cIkiv.i1 fldmlratitB, il crut dnvoir courir la posta h tiaaa étrler, et ans forces le trolilt enl. Il avait dld Wgnronwiit blessé h l'afTalro du pua do Suai, ot l'avait caclid nvec sain : cette btauawe s'Irrita, Il prit la Howo.rt, <n arrivant I Grenoble, il tomba nur toit Ut. Cliodor, épouvanté, n'aperçut qu'il avait le délira.
Le pauvre pogo courut chercher un médecin. Il n'eut pu h main heureuse : ce médecin empira la blessure par nos remodee. Mario tut trie-mal. L'Impatioiice et la douleur de sa voir ainsi arrête aggraveront son état. Cllndor (t'était ddcidtS 4 enrayer un expies au msrqula; nais il perdait la téta, et II adressa ce courrier à Nice, nu lieu de l'envoyer a Suie
Un Bolr qu'il bb désespérait et qu'il pleurait seul Mute palier de la chambre où gisait Mario accablé, il crut Entendre parler seul et rentra précipitamment.
Mario n'était pae seul ; une mince et pale figure habillée de rouge se penchait vers lui comme peur l'micr-
Clindor eut peur. H crut que le diable venait tourmenter l'agonie de son pauvre Jaune maître, et il cherchait des formules U'esaclsmo, lorsque h la faible clarté de
iveo Mario b Chaumom, H le savait donc éprise de lui Jusqu'à la fureur. Il la croyait fermement vouée h Satan, et la peur faisait sur lui son elle t accoutumé, qui était do
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Ml MB nuis* MttàaiJtu ItS
ta rendra bravo, it ao JotoBiirollordiMitt a la mal», «l faillit blusser Marin, que «lar mita découvert en dviimit lo coup.
Il n'en put porter un gaoomlj Mlw lo désarma eaus qu'il slïl Wiiimonl, en «o jetant sur lui d'un bond al rauldo et *1 imprévu, qu'il fui forcé du Ucbor prlso.
~ TlKiis-luHtanquiHo, aolutlulqua tu «si OU-olk Je no viens pu« ici pour iiulru fi Maria, iiwls pour le sauver : i((iiuféH-tu qun Ju l'aime, otqueeu via esi la mienne ï l'ai* CO que Je lo cuimuuiiieral, ol dans dotu Jours il Mira debout.
CUiutw, no sachant Ù quai galul au vuuor, et voyant Irien quo le praticien appela par lui empirait l'dlat du ■uiladB h eboquo ordonnant», céda A l'ascendant de Pilar. Malgré la peur qu'elle lui causait, elle agissait sur eus wiIb par un prestige qu'il nu e'avouall paa, mais qu'il ne pouvait secouer. Par moments, Il tremblait de lui (Millier la via do Mario ; mais 11 obéissait en ao disant qu'il émit ensorcelé" pur elle.
La (livra n'était cuoi Mario qu'un résultat da l'irriutien rwrveusii : un Jour do râpas eut guéri aa blessure. Mais la médecin lui avait appliqué, un onguent curai il qui produisait sur tout son dite l'effet du poison. Pilar lava et purifia la plaie.
Elle possédait ces srerels dos Morlsques auxquels les chrétiens d'Kspagne avaient recours en désespoir de cause. Elle fit prendre au naïade des conUe-ptâson» efficaces. La pureté de son sang et le bel équilibra d> son organisation aideront a l'effet des remèdes. Il recouvra à demi ses esprits la nuit mémo; le lendemain matin, I ne délirait plu», Le eair,.«neore abattu par une grande faiblesse, il m sentait sauve.
; , Dans sor transport de joie, Ùlndor fit, sans le savoir,
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m noiH-noiiÊ agi una ueclaraltan d'amour a. 1'liuUla bohémienne. CoIIimI «■yl» poi» la molnilm atlotilltui. Kllu nu eacliflMorriùra lu «IhiïiiI du Ht psur que Mi.rtu nu In vil pas, j;|lo savnit liuui que son apparition la trouhlori.il.
1.0 hurhiinlomalii, fthu-lo m aun iii s [ cnurfleeux, qu'il donnn li Climlw l'onlrn «ta chercher » nchelw mm i l misa du tMwto, allii qu'il» (msit.ni continuer leur vuyo H ii. Cbndur, voynnl bien que c'num trop UH, ftiî H nii .le n'o» pouvoir trouver. Maria lui commanda nlurs do lui nnwmir des chevaux pour courir fa \msiv.
Cllndor sa désolait da mu obstination : filor Intervint. Mnrlu faillit roiamnor malade da colora en la W y<mi «t en apprenant qu'il lui devait la vIo. Maie » go calma aussilot, et, tul-parlaiit «von douceur :
— D'on viens-tu? lui dit-il; où us-ti <5ui depuis que tu m'u fait cas menaces!...
— Ah! tu craln» i«Mt elle! répondit Hlar avec un enter «ouriro. Calme-toi; jn n'ai pas eu lo Winps d'aller la-bas. Je nlrai pas, si tu vaux cesser de ma haïr.
— le «sacrai, Piler, si lu renonces a tt venswinco; Mr, si tu y persistes, Jo ta haïrai autant que la vie que tu m'auras rendue.
— Ne parlons pas encore do cela pour lo moment j tu peux bien tu tenir tranquille et ne point aller dans ton pays, puisque ma présence auprès de toi lo répond de tout.
Pflar toucliait le point essentiel de la situation. Mario se calma et consentit à attendre sa guérison a Grenoble. Il dut consentir aussi a voir Pilar auprès de fai. Il ne pouvait plus songer a livrer a la rigueur des lois celle qui venait de le sauver et qu'il devait tenter de ramener par la douceur. II n'osait donc llrriler par ses dédains, et malgré l'imioeibio repugnanse qu'elle lui Inspirait, U
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SU ma muux Nesainana
enéUiinUull)iB'inqui^r quand elle itnll iMBWmpi dehors, et h ho réjouir quand 11 la voyait rentrer.
Constat de choses .H Intolérable au tout de data ou WotB jours. Htar, ineapabln «l'aucun raisonne mont moral, voulait Mrs aimée; alto peignait sa passion avec une aorla d'etaqupnco sauvage, la disant et la croyant chaste, parce qu'alla n'était pas gouvernée par les sens, et sublime, pana qu'alla avait toute l'ardeur d'une imagina* tlan déréglée et d'un dépit opiniâtre. Bile accablait Lanriane de woléSuttora et Mario de rainas amers, en disent as folio sans pudeur devant le pauvre Cliniior, qui n'embrasait auprès de ce volcan.
Mario AU bientôt lassé du rôle ridicule qu'il an voyait force de Jouer. C'est en vain qu'il essayait de convertir cette nature incapable d'aimer le bien pour le bleu, incapable moine de deviner qu'il en pot être ainsi pour Mario, pour quelqu'un au monda.
— Si lu n'aimais pas Moment cette Lauriaw, lui disait-aile avec tua enrayante candeur, lu me confierais le soin de ta vengeance; car die t'e dédaigné et la dédaignera toujours.
Mario put enfin ae lever, et il sortit seul, un soir, affame d'air et de liber», essayant ses forçai, décidé a poursuivra son voyage, dût-il faire incarcérer Pilar jusqu'à, nouvel ordre, dùtil se laisser suivre par eUe afin do le test* en reepec*
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us HQia-no*a 303 11 rtnAM pkn qu'il devait adopter, m montait lentement vers la couvent da la Visitation, sans but, et d)aim« attiré |iar les hauteurs. 11 se trouva tout à coup an toca d'une penonnu qui s'arrêta devant lui. 11 n'arrêta également, Tous doux semblaient forcés rfn an «Barder.
C'était, il eu Juger par sa mise et son air, une femme noble, três-stapl«m»t vfltua, petite et mlrnat, ptMo, mnis belle et Jeune, autant qua permettait d'en juger la demimasque noir que tes femme» un peu recherchées por-
Ello avait va chaperon de veuve et ta costume entièrement noir. Su cheveux d'un blond cendré formaient deux belles messes sur ses tempes. Kilo marchait complètement saule. Pas un compagnon, pas un valet devant ou derrière elle sur le chemin.
D'abord la grâce moelleuse et chaste de sa démarche avait frappé de loin le regard de Mario. A mesure qu'elle approchait, la couleur de ses cheveux et le noir de son vêtement lui avaient fait battre la cour. De plus près, il se défendit de cette illusion ; face à face, il redevint ému et incertain
Les mêmes perplexités semblaient agiter la dame masquée. Enfin, elle passa en rendant a Mario le salut «u'il lui adressait.
Mario Ht vingt pas, non sans se retourner plusieurs tels-, II en fit vingt autres encore et s'arrêta.
— Au risque de faire une inconvenance et d'être ma reçu, se dit-il, Je veux savoir qui est cette femme!
D revint donc sur ses pas en courant, et se trouva de nouveau en lace de la dame masqués, qni revenait sur les siens. Us hésitèrent encore tous les deux et faillirent se croiser comme la première fois sans oser se parler. Tin Bu, la dame se décida la première.
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Mario! dit Lauriane en détachant roi) r, comme Je sut. chw^l
— Oui, dit Mario ravi, vous u'Ata pas de moitié ti belle!
— Ah! ne vous erojw pas obligé a cotte galanterie, dit l.auriano. La mort de mon pire, las aouiïrances du moi parti cl la chute do tous les miens m'ont faite vieille (dus que las années. Mais parlen-moî de «eus et des vôtres, Mario!
— Oui, Lauriane; mais prataz mon bras et conduisezmoi où tous demeures, car II faut que le vous parle, et i moins que vous n'ayez ici uno bonne protection. Je ne vous quitterai psi.
Lauriane s'étonnade l'air animé de Mario; elle accepta flâneras, et lui dit:
— Je ne pourrais pas, quand je voudrais, vous con- '" ont Jusque dans mon asile. C'est ce couvent
» sur le haut du plateau. Hais voua poureu
nous noua instruirons l'un l'autre de ce qui nous concerne.
Pressée de s'expliquer la première, elle raconta à Mario qu'après la prise de La Rochelle, n'ayant pu obtenir de se dévouer h partager la captivité de madame de ttohan, elle avait voulu retourner en Berry. liais on lui avait fait savoir h temps que le prince de Condé avait donné dea ordres pour la faire arrêter do nouveau, au cas où elle y
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M MU S- HOU f! 'J'JJ
Uns vloilla tonte, la spulo paronlo al nmU> fldeln qui lui restai, était Bupériéure au couvent île la Visitation do Grenoble.- c'était une ancienne protestante, Jolcu louw jeune doits cette maison, et qui s'y tait hitaA convartlr. Mal» elle «mit conservé pour lus protestants une nriindo numsu£lude, et «lie appela IjinrÈine avec tendresse pour If cacher et la protéger Jusqu'à la lin de l« nuerre du Midi. l-aurione éveil trouvé lit quelque repos al beaucoup d'slUiInn,
Pas plua que ebcx les roligleitsea de Ikiurges, ou ne l'avait persécutée. Par égard pour sa tante, on avait feint même d'Ignorer qu'elle toi dissidente, ei elle pouvait eortir seule et maaquéo pour porter des secours et des consolations ï de malheureux protestants logés dons les faubourgs.
— Lauriane, dit Muri-J, Il ne faut plus sortir, il ne faut plus voue montrer jusqu'à ce que Je vous le dise. C'est par un secours de la Providence que vous n'aveî pas été rencontrée et reconnue par un invisible et dangereux ennemi. Vous voici a la porte du couvent; juresmoi, par la mémoire de votre pitre, que voua na franchirez pas celle porte avant de m'a voir revu.
— Voua reverral-jo donc, Harioî
— Oui, demain. Pouvez-vcus m'entendre au parloir? ~ Oui, a deux heures.
— Juree-vaus de ne pas sortir}
Mario vit, cette foie, avec plaisir, la perte du cloître se refermer entre Lauriane et lui; il l'y jugeait en sûreté, al Filer ne l'y découvrait pas. Il fit l'exploration attentive des alentours du couvent, pour s'assurer qu'il n'avait pas été suivi et guetté par elle. Il la savait capable de sacrifier toute la communauté pour atteindra sa rivale.
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a rentra ehw.Iui et un l'y trouva pat dtodi IMl pas vue depuis que son maître était sorti.
I, Il descendait vent la rue, lorsqu'il entendit un le qui lui b troubler le pw. R vit Hier, que des
de grands cris, des cris a la fols déchirante et ferooes, et, lorsqu'elle aperçut Mario, elle étendit «en lot des
o, c'est toi qui ma tais joter dans un cachot pour pris do mun amour et de nias soins! infime! lu vew te défaire de MoL Sofa maudit t a lui répondra, interrogea le chef de l'es-
me dire, lui denunda-t-il. ai vous une nuit comme vagabonde, ou pour prévenue d'un crime on d'un délit
D lui fut répondu qu'eue n'était accotée que d'un délit. Le praticien qui avait ai mal soigné Mario, mécontent de le voir guéri par une aventurière, avait accusé celle-ci de lui souffler ses malades, en des termes qui
. illégal de la nsMedne, accusation qui pouvait «voir des conséquences beaucoup plus gravas que de nos Jours, puisqu'on pouvait toujours soulever la question de sorcellerie, crime que les plus graves magistrats prenaient
Et, des le lendemain, Il courut au couvent.
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Laurlane l'émula attentivement.
— Maintenant, lui dit-elle. Je compi Mario, pourquoi Je fus si émue Mer en vous voyant, et comment j'eus Ut hardiesse de voue adressée 1s parole sans dire sûre de vous reconnaître. Saches aussi pourquoi j'hésitai, la première fols, croyant eue dupe de mon Imagination. J'avais reçu, il y a huit Jours, une lettre anonyme remplie d'injures et de menaces, où l'on m'annonçait que vous avies été tut a l'affaire du paa de Suse.
pleurai, Mario, nomme on pleure un frère, et J'écrivis h votre ptre une lettre que j'envoyai au messager de poste à l'instant même. Cependant, peu à peu, la ré (lésion me donna des doutes sur l'avis suspect que J'avais reçu, et quand je vous rencontrai, j'allais dans la villa pour m'intormer, ait était possible, des noms des gentils-
• J'étais décidée, si le votre en était, d'aller trouver votre père pour ficher de le soutenir et de le soigner "e épreuve. Je lui d, ' '
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main», vous ovloe donc garda un peu d'amitié pour
■Mit
— De l'amitié et de l'estime, répondit-elle; Je savais que vous u'avlea pas TOulu combattre las protestants.
— Ah! jamais! « pourtant, je n'en al jioiais dit la prindpala raison I Je peut vous la dire, a tous, inotote. nant : je ne roulais pas risquer de tirer sur v
d'où vient donc que vos lettres a mon père «talent ai roidaa pour moi r
— Je peux, moi aussi, voua parier maintenant a cœur ouvert, mon clier Mario. Mon pire, lorsque nous nous vîmes pour la dernière fols a Bourges, il y a quatre ans, avait eu Petrange idée de noua fiancer ensemble Le vôtre repoussa, comme U le devait, le projet d'un mariage si mal assorti; « moi, un peu humiliée de m légèreté de mon pau™ père, je tous annonçai i diverses reprises des projets d'établissement auxquels je ne pouvais guère songer dans les tristes circonstances oo je ma trouvais. En même temps, j'étais froide pour
us en paroles, mon cher Mario, et peut-être un peu
■> Aujourd'hui, sourions de ces miseras passées et rendes-moi la Justice de croire que je ne songe a aucuns espèce de mariage. J'ai vingt-trois ans ; le temps ast passé pour moi. Mon parti est écrasé, et ma fortune sera confisquée au premier caprice du prince de Condé. Mon pauvre pare est mort, dépouillé, par les hasards de
> Je ne suis donc plus ni riche, ni belle, ni Jeune, le m'en réjouis sous un rapport : c'est que je pourrai
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