‹ Les béguines de Paris [microform]Chapitre 13 sur 42 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

5. Voyez notamment la Courte notice sur les béguinages de Belgique, publiée dans la Revue catholique de Louvain, année iSbj, p. io5.

6. Richer, qui écrivait, vers 1234, les Gesta Senonensis ecclesiœ, dit en parlant d'une fausse béguine : c Que videns plunmas mulieres sub doctrina dictorum Predicatorum specie religionis Horere, que béguine appcllantur... t [Monumenta Gertnaniœ, Scriptores, t. XXV, p. 3o8.)

7. Oct. Delepierre, Notice historique sur quelques couvents, hospices, etc., de Bruges {Annales de la Société d'émulation pour l'histoire de la Flandre occidentale, t. II, p. 173), Privilège accordé en 1272 par Marguerite, comtesse de Flandre.

la maîtresse des béguines et de leurs chapelains ^ Aujourd'hui encore, c'est parmi les religieux de cet ordre que sont choisis les confesseurs du béguinage gantois.

Un recueil d'actes cités par M. Wilmotte dans la Romania^^ et empruntés aux archives des Dominicains de Liège, montre que dans cette ville les relations entre les deux couvents étaient continuelles. A Douai également, on voit un obit fondé chez les Frères prêcheurs par une béguine^. A Paris enfin, la situation était la même, et nous verrons que le prieur des Jacobins était un des administrateurs du béguinage et que les maîtresses des béguines avaient leur sépulture marquée dans la chapelle du couvent de la rue Saint-Jacques^. Rutebeuf, comme nous le disions plus haut, avait constaté cette affinité'* :

Je vois si l'un vers l'autre tendre Qu'en un chaperon à deux testes;

et Jean de Condé disait la même chose ^ :

Et encor retcneis de mi

K'a beginage Ont-il mult volenticrs visnage.

On ne saurait donc s'étonner des attaques portées par Guillaume de Saint-Amour contre une institution aussi profondément imprégnée de l'esprit des Dominicains.

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