‹ Les béguines de Paris [microform]Chapitre 24 sur 42 · Statuts, an. 19, in fine · texte numérisé non relu

Statuts, an. 19, in fine

mains de h première venue. Celles qui en ont été titulaires semblent avo-r iout d une jenainc tortune. Dame Jeanne Levroude, par exempie, maitresse de béguines en i353, possédait une maison rue d'Autriche, prcs de la porte du Louvre' ; Martine Canu, dont le lesramcîu a ete enregistré au Parlement =», était propriétaire de trois maisons dans Tenceinte du béguinage; ses biens mobiliers étaient assez importants pour qu'en 1407 elle s'opposât aux criées faites sur les héritages de Nicolas le Riche, situés au Bourg-la- Renîc, à raison d\ine créance de cinquante écus qu'elle avait sur lui '.

N )Lis avons déjà vu que la sépulture des maîtresses du béguinage était marquée dans Téglise des Jacobins, au moins dans les premiers temps de Tinstitution. En effet, les tombes de ce genre,

qu! existaient encr^rc au début de la Révolution et qui ont été deenies p ir i^igaïuoi de la Force^ et Millin», appartiennent toutes à la fin du xni« ou au comîrien.nement du xiv« siècle.

Elles représentent la madresse vêtue d'une longue robe, la tête entourée d'une guimpe emprisonnant le menton, à la mode des veuves ou des femmes d'un certain âge, et par-dessus le tout un long voile «. Autour de l'effigie principale, six petites béguines, portant même costume, sont en prière^.

La plus ancienne tombe était celle d'Agnès d'Orchies, morte en

1284 : « Hicjacet d^mls^ella A ^ncs de Orchio, que longo tem-

pore fuit magistra ma^ii.i m beguinario parisiensi et obiit

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