Arch. nat., Xla 4788, fol. 2 v. Cf. Tuetey, ibid
4. Description historique de la ville de Paris, éd. de 1765, t. V, p. 455- 456. II reproduit les inscriptions d'après une communication du P. Texte, dont nous avons déjà parlé à ce sujet, et donne un dessin de la tombe d'Agnès d'Orchies.
5. Antiquités nationales, t. IV, art. xxxix, avec reproduction de la tombe d'Agnès.
6. Parmi les objets légués par Martine Canu, se trouve un t mantel fourré de connins. » (Tuetey, Testaments, etc., p. 468.)
7. On peut rapprocher ce costume de celui que portaient les béguines de Saint-Quentin et qui consistait en une grande robe, un manteau et un voile encadrant la tigure et enveloppant le cou. (Voy. dans les Études Saint -Quentinoises de Gomart, t. V, p. 144, la reproduction de la pierre tombale de Marie Le Kat, béguine, morte en i32o.)
LES BéGUlNEfl DE PAJtlS.
M ce LXXXIIl. Orate pro ea , ut anima ejus reqiÊUscat in
pace*. »
Indépendamment de la maîtresse adjointe, que la maiiresse choisissait pour la suppléer en cas de nécessité, et des anciennes qu'elle appelait dans son conseil, elle était assistée dans 1 administration de la maison par diverses a officières, » dont quelques-unes sont mentionnées dans les textes. C'était d'abord la portière, qui jouait un rôle important, comme dans toutes les communautés, étant chargée, en une certaine mesure, de ia puiice de la maison^. Elle devait notamment veillera l'exécution des ordres de la supérieure et arrêter à la porte les indisciplinées qui auraient voulu sortir quand elles étaient sous le coup d'une consigne ; elle était chargée d'interdire lentrée aux personnes suspectes qui auraient cherché à pénétrer induement dans l'enclos et de fermer les portes dès que le crépuscule tombait.
A i c^ilse, une autre béguine avait pour mission de veiller à l'en rc en des ornements, de régler Pexécution des fondations: c était la marguillière^.
Toute femme de bonnes vie et mœurs, noble ou roturière, pouvait solliciter son admission au béguinage. Pas n'était besoin pour cela de faire un noviciat, comme dans les congrégations religieuses proprement dites. Il suffisait d'obtenir le consentement de la maîtresse, assistée du conseil des anciennes ^ et de payer un droit d'entrée variant suivant l'âge de la récipiendaire ^ Le minimum, applicable aux filles âgées de moins de douze ans, était de douze deniers; pour les personnes plus âgées, le droit s'élevait davantage et sa fixation était laissée à la discrétion de la maîtresse.
1. Piganiol, ibid. Les autres épitaphes sont celles de Jeanne la Bricharde, morte le 25 mars i3i3 (n. st.), et Jeanne la Roumaine, trépassée le 1 1 juin