‹ Les béguines de Paris [microform]Chapitre 3 sur 42 · British Muséum, addit. ms · texte numérisé non relu

British Muséum, addit. ms

4. Comme le pense M. Paul Meyer, ce doit être d'après ce manuscrit qu' Aubri de Trois-Fontaines a rédigé la note sur Lambert le Bègue que nous avons citée plus haut, et où se retrouve l'allusion à cette table, terme obscur dont on ne saisit pas bien ici la signification.

dans ia légenJc qui accompagne Timage cette nouvelle et précieuse notion sur ia fondation de a l'ordre de béguinage ^ »

L'exemple donné par Lambert îe Bègue fut rapidement suivi : ^^es béguiiiac^cs ne tardèrent pas à s'éîever de tous côtés en Belgique^, puis l'institution trancliit lc< liniiie^ de son pavs ;i'originc pour passer en Fra!ve et en AHemai^nc^j

Kn ce qui concerne les pays germaniques, nous connaissons déjà par le texte ,k NUuhieu Paris l'établissement des béguines à Cologne, mais ce n est pa.s un tait isolé, et l'on voit des maisons analogues se fonder da{i> de nornlM-cuscs villes, telles que Strasbourg, où. dès le xiii« siècle, les béguinages étaient an nombre de.trois^; Lul^eck, où l'on en compta jusqu'à sept^^: Hambourg, où s'établit un couvent de béguines qui devait, en i36o, recevoir un règlement des mains de Geotfroi, archevêque de Breme^.

Si nous passons aux provinces comprises dans les limites de la France actuelle, c'est naturellement dans la Flandre française que nous verrons le plus de béguines; elles sont là dans leur véritable patrie, et nous en trouvons un peu partout : à Valenciennes (1212)^; à Cambrai, où elles furent établies vers i233 par Isa-

1. Un diplôme d'Henri de Gueldre, évêque de Liège, rendu en 1266, place également à Liège la naissance des béguines : c ... considérant de quelle manière cette sainte institution de religieuses, filles et dames qu'on appelle béguines, a pris depuis longtemps origine dans la cité et le diocèse de Liège... • (Wytsman, Des béguinages, p. 7, et Thys, Histoire du béguinage de Sainte-Catherine à Tongres, Tongres, 1881, in-8', p. 8.)

2. Voy. rénumération des principaux béguinages fondés en ce pays au XIII* siècle dans l'Histoire du béguinage de Tongres, par Ch. Thys, 1881, in-8% p. 9.

3. Une lettre adressée par Jean XXII, en i326, aux évéques de Toscane et de Lombardie (Mosheim, p. 638) semble indiquer que les béguinages pénétrèrent jusqu'en Italie. ^

I 4. Mosheim, De beguinabu$, p. iSy"., Il reproduit, d'après un manuscrit

*du XIV» siècle, la régie que les béguines de ces trois maisons \jst.v très domus, scilicet ad Turrim dictœ, et de Offenburg, et de Inm 'r^^.m. s:lv apud Fratres Prœdicatores) s'étaient donnée elles-mêmes avis de

Fr. Frédéric de Erstein, dominicain de Strasbourg, leur contesseur. Cf.

l'C. Schmidt, Die Strjssburger Bef^yi^'iaùser, dans VA!<atia, i858-6i, p. 14g

'et suiv.

, 5. Mosheim, ibid., 58o.

1 6. Ibid.,ii^b.

7. Albcrdîngk Thijm, Geschichte der Wohlthœtigkeitsanstalten in Bel^ gien, Freiburg-im-B., 1887, in-8*, p. 199.

belle de Flékières* ; à Lille, où elles avaient choisi pour patronne la grande sainte iu xiii« siècle, la « chère sainte Elisabeth^; » à Douai, où (iervais Deleville, en 1245, donna sa maison pour loger « de pauvres femmes appelées vulgairement bciiLHfr®''^ »

De là rinNiiiiinon nouvelle passe en Arioi^, otl on la trouve à Arras\ à Béthune'*, à Hesdin, à Saint-6^ier: ^ette ville comptait, du temps de la comtesse Mahaut, « un grani couvent et XV autres petis couvent de béguines^. »

Puis les béguinages se répandent en Picardie : à Laon vers i25o^ à Amiens 8 avant 1264, à Noyon, où le couvent est placé sous la direction du chapitre -^ à Beauvais'^, à Corbie^*, à Abbeville'^ à Saint-Quentin, où, d'après le règlement de i3o7, o^ voit que le « béguinage des Grènetiers » était plutôt un asile pour de vieilles femmes qu'un béguinage ordinaire*^.

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