E. de Lépinois, Histoire de Cliartres, t. I, p. 3oi-3o
10. Un registre du xv* siècle, conservé à la Bibliothèque nationale sous le n* 1440 des Nouvelles acquisitions françaises et mentionnant les hôpitaux et ff autres lieux piiéables » à la collation de l'aumônier du roi, donne quelques détails curieux sur cet établissement (fol, 4) : € Le béguignage et les béguignes d'Orléans, fondé par saint Louis, et doibvent estre XIII béguignes, desquelles la maistresse doit avoir 11 sous pour sepmainc, et XL sous par an, pour robe, et les autres six, chacune xviii deniers par sepmaine et xx sous par an, pour robe, et les autres six, chacune xii deniers par sepmaine et xx sous par an, pour [robe], et se payent sur les receveurs de Orléens. * — Cf. Arch. nat.. JJ ?J4, n* 89, donation faite à Guillaume Morin, aumônier du roi, d'une miaison sise à Orléans, rue des Béguines, et touchant auxdites béguines (janvier i326, n. st.). — Les béguines d'Orléans existaient encore du temps de Villon, qui les mentionne dans son
LES BÉGUINES DE PARIS. i3
et à Tours', où saint Louis également fonda leur maison^.
Enîin, !iûus vovons des béguinages établis tout autour de
Paris : à Crépy^ dès 1239, à Senlis*, à Melun^, à Sens% et nous
arrivons ainsi à celui qui fait l'objet spécial de cette étude : le
grand béguinage de i'aris.