II. — Les béguines de Parts au xrip siècle
Ce fut saint Louis qui a fonda la meson des béguines de Paris, delez la porte Barbeel^ » comme il en avait établi plusieurs autres dans le reste du royaume. A quelle date cette fondation eut-elle lieu? Il est impossible de le déterminer exactement, mais, en tout cas, on peut affirmer que la maison était construite avant le mois de novembre 1264, car à cette époque l'abbé de Tiron, dans la censive duquel était situé le béguinage, amortit les ter-
Testament en termes fort irrévérencieux : c Item, aux frères mendians, — Aux dévotes et aux béguines, — Tant de Paris que d'Orléans, — Tant turlupins, tant turlupines, — De grasses soupes jacobines. »
1. Beugnot, Olim, t. I, p. 612 (i265) : c Dominus rex emerat Turonibus, ad opus beguinarum, quandam domum in censiva abbatis et conventus Sancti Juliani Turonensis. Postmodum, cum ipse béguine, exeuntes de domo ipsa ad locum alium se transtulissent, ipsi abbas et conventus petierunt a domino rege quod domum predictam... deliberari faceret, recuperando ab eis pretium... » Ce qui leur fut accordé.
2. Dans cette revue des principaux béguinages de France, nous ne faisons pas figurer les béguines de Marseille, qui tiennent une place à part dans l'histoire de cette institution. Elles n'étaient pas, il est vrai, de véritables religieuses, puisqu'elles ne faisaient qu'une simple promesse d'obéissance et gardaient la disposition de leurs biens, qu'elles employaient souvent à commanditer des marchands, mais elles prononçaient le vœu de chasteté, et ne sont point par conséquent entièrement assimilables aux béguines régies par les mêmes règles que celles de Belgique. (Abbé Albanès, Vie de sainte Douceline, fondatrice des béguines de Marseille, 1879, in-8% p. Lx et ss.)
3. Histor. de France, t. XXII, p. 602, Itinerà, dona (1239) : « Pro beguinis Crispiaci, per consergiam, xl s. »
4. Ibid., p. 63o, Compotus ballivorum (i285) : c Silvanectum. Beguinse sex, vu s. VI d. per septimanam. »