I.e.s lilËmes, LEBEL
LEBEL, du dehors. Lai^sri, laissez, je TOUS remercie... je rais lui parler mnimênie.
LE DUC. Eh bon Dieu ! M. Lcbclqii’y at-il donc? voua avez l’air tout en émoi.
LEBEL, .l’ruuyant te front. Je suis rendu, monsieur le duc. Enfin, trop heureiiz de TOUS rencontrer! A travers la ^illedc l’albaye, j’ai reconnu votre équipaj.'C, et j’ai pensé qtie vous me donneriez pcul-itre des renseiguemens.
LE DUC. Eh sur quoi ?
LEBEL. Kuus chassous dans ees parages, cl voila, san.s mentir, une bonne heure que j’aiq>ente au galop, toutes les roules delà forêt pour rejoindresa majesté; tous ne l’avez pas aperçue?
LA M.anQUiSE. Non vraiment.
LEREL. Ah! madame, pardon, je n'avais pas nionneiir de vous voir.
LE DUC. Est-ce que vous auriez quelques ers intes?
LEBEL. Des craintes? jesuis toujoursinqniet lorsqiiele prince nous échappe ; c'est que le voilà d’un .Ige.... seize ans tout à l’heure! et sans qu il y paraisse encore trop, il y a du salpêtre dans celle petite imagination-là. S’il ,sc débarrasse une fois des lisières du cardinal, et je crois qu’il en meurt d’envie .. Ma foi!
LE DUC. Mais comment l'avez-TOus quitté?
LEBEL. C’est bien lui qui nous a quittés au détour du sentier de la Mare. Je ne sais quoi a frappé ses regards : il a poussé un lia! piqué des deiiv, pris sa course, s’est enfoncé dans les taillis, j’ai voulu le suivre... ah bien oui! j’ai pris alors te parti le plus raisomiable. celuidc venir à ce village, le lieu du rendez-vous.
LE DUC, i pari. Ab! que voilà qui arrive bien.
LEBEL. Puisque vous ne pouvez rien m’aiiprendre, je Tais me remettre en route.
LE DUC. Reprenez donc haleine un moment.
LEBEL. Il est vrai que ça ne me fera pas de mal,
LEDUC. C'est un poste important et précieu.v que le vôtre.
I LEBBL, legerement. Il le deviendra, je l’espère, monsieur le duc.
LE DUC. Oui, oui, oui, tontes ces dames disent que Louis XV est Icplus gentil gentilhomme du royaume, mais qu’il est trop timide.
LEBEL. Il n’est pas étonnant qu’elle.s le jugent ainsi; il y en a parmi nos duchesses qui jettent sur lui des regards si je
ne veux ças trouver le mot, qu’elles feraient baisser les yeux à un cent-suisse...
mais je cause là, et je ne suis pas tranquille, je TOUS le répète, je Tais tous quitter.
LE DUC ,iltt marquât. Pendant tos petits préparatifs, j’ai bien envie d’aller avec M. Lcbel à la recherche de notre jeune souverain.
LEBEL, à part. Beau plaisir qu’il lui fera et à moi aussi. (Haut.) Venez, monsieur le duc, je me trouverai très honoré de votre compagnie.
LE DUC. Le fat qui pense que c’est pour le plaisir de sa société. Je saisis l’occasion de voir le roi tout bonnement. (A Lelel.) Est-il eu belle humeur ce matin, notre cher prince?
LEBEL. D’une humeur charmante...
LE DUC , d ta marquise. Il a Pair d’être venu ici tout exprès... et je serais si heureux que cette circonstance put décider l’époque de mon mariage.
LA MABQUISB. Si TOUS arrivei aussi promptement au but I
LE DUC. II faudra avouer qne je suis né coiffe , n’est-cc pas ?
USZL.
Air : G-peuuuUnt , rrntUott à qamtaim*.
Venez, nioDsîcur.
ZB DOC.
Ab 1 mon cher, qnelle ÎTresse.
{A ttii-memt.)
Coinm- Je roi va bien me recevoir.
(A la Martfttlse.)
Aui tendres soins nn moment Je vonsleisee.
Votre nièce arrive an parloir.
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