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Soin du bétail.
En général, le soin du bétail est négligé, même celui des vaches laitières. Pendant l'été les pâturages naturels étant d'une abondance luxuriante, elles donnent pendant quelques mois. du lait en abondance et d'une excellente qualité ; mais pendant les mois d'hiver il faut qu’elles se contentent de paille, qu’on leur jette le plus souvent à la porte des étables sur la neige. Il arrive communément que tout le bétail est exposé pendant toute la journée aux rigueurs de la saison et aux intempéries de l'air. Evidemment des soins plus minutieux, comme le cultivateur Belge en donne habituellement au bétail, et surtout une nourriture mieux-conditionnée, assureraient des profits considérables, puisque la vache canadienne est excellente laitière ; son rendement est surprenant, du moment qu’on lui donne des soins intelligents. Si lhabitant du pays ne donne pas les soins désirables au bétail, cela provient, croyons-nous, de la facilité qu'il avait, jusqu'ici à récolter des grains en abondance, qui lui rapportaient de grands bénéfices.
Le navet, la carotte et en général tous les légumes qui servent à nourrir économiquement le bétail, donnent des récoltes plus considérables qu’en Belgique, et à moins de frais. Malheureusement cette culture n’est guère connue du paysan canadien.
Le prix moyen d'une vache laitière est de vingt piastres ou 400 francs environ. Deux gros bœufs de labour coutent 500 francs. Le cheval du cultivateur se paie 250 à 500 franes, Une brebis trois piastres ou 45 francs. Un agneau de 1 piastre 50 cents à 2-30 soit frs. 7-50 à 11-50. Les cochons de lait s’achètent à raison d’une piastre ou cinq frs. la couple.
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Documents divers.
Extrait des délibérations de la Société de Colonisation de Québec-centre, du 2 Janvier 1872.
« Attendu qu'un certain nombre de colons belges désirent s'établir au printemps prochain: dans le canton Langevin, la société de colonisation de Québec-centre N° 1 consent à mettre à leur disposition :
4° Quaranie-deux lots de terre sur la réserve qui lui a été accordée par le Gouvernement dans cette localité, à la condition qu'ils remplissent les obligations ordinaires envers le Département des Terres de la Couronne.
% La somme de Deux-cents piastres (1000 frs.) qui avait été appropriée pour l'établissement des colons Bretons ; Mr Joly (1) et les autres souscripteurs ayant consenti à, cette substitution, vu que le projet de cette dernière émigration est abandonné, »
Signé : Ph. .J. Jolicœur.
Présinent S. C. Q. C.
(1) Mr Joly, est seigneur de Lotbinière et Député marquant dans les deux chambres : de la Province, à Québec, de la législature fédérale, à Ottawa. J'ai été heureux d'apprendre de lui, avec preuves à l'appui, que toutes $es
sympathies sont pour l'œuvre de l'immigration par les Belges et par les
pepulations limitrophes.
du D de