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volo®'ñires a toujours surpassé de beaucoup le chiffre fixé comn.è matimum par la loi, et il est incontestable que cette organisa:ion purement volontaire, continuera à suffire en temps de paix pour faire maintenir l'ordre à l'intérieur et respecter les frontières au dehors.
Chose remarquable pour nous autres Européens, ces volontaires ne sont jamais appelés sous les armes par le Gouvernement que pour quinze jours d'exercice par année ; ils reçoivent chaque jour une solde de frs. 2,50, et une somme égale pour leur entretien, soit frs. 5,00 par jour. Chaque foisque par suite de circonstances difficiles, la milice a été mise en activité, la solde du soldat, vraiment utile alors à son pays; a toujocrs égalé cétte somme.
La! CONSCRIPTION, tant et si justement rédoutée en Belgique: par la classe inférieure de la société, est tout-à-fait inconnue au Canada.
La Constitution garantit au pays, que toutes les forces de l'armée ét de la flotte: Anglaise, lui sont assrvées pour la défense de son territoire contre toute invasion étrangère.
Au moment ou j'écris, es conditions de paix sont si stables, que l'Angleterre a pu retirer son dernier soldat, pour concentrer toutes ses forces rhilitrcres dans les Iles Britanniques.
Si le Gouvern:ment du Canada n'a point recours à l'impôt odieux du sang, pour maintenir à grands frais une armée permanente, comme on le fait en Europe, ce n’est pas à dire que l'esprit militaire y soit nul, et que le courag: soit moins grand. là qu'ailleurs. Je ne citerai de la bravoure Canadienne qu'un exemple ent'e mille : En 1867, l’armée garibaldienne marcha sur Rome. On apprit l'expédition du Condottiere cn même temps que les journaux annoncèrent la bataille de Mentana et de Monte Rotondo, où deux Canadiens distingués avaient été blessés grièvement sous les drapeaux du Pape. Immédiatement 15,000 hommes offrirent gratuitement leurs services au Saint-Père ; malheureusement les moyens pécuniaires restreints dont on disposait à celte époque, furent cause qu'on se borna à en envoyer 300. Ceux-ci furent remplacés après deux années de service, par un contingent à pou près égal. Les frais considérables de cctte expédition (le
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voyage, y compris le rapatriement de chaque homme, calculé à 1000 francs), furent souscrits avec enthousiasme par toute la population catholique du pays. Des faits semblables indiquent suffisamment, me semble-til, le sentiment national du Canadien, et le sort qui serait réservé à des ennemis, qui tenteraient une attaque contre cette population habi' -ellement si paisible.
A la tête du Département de la Guerre se trouve actuellement Sir George Elienne LUZ. ATIER, Baronnet, Membre de la législature locale à Québec, etc. Il est sans contredit un des hommes les plus distingués de son pays, et éxerce une influence considérable sur la population toute entière. J'ai eu le bonheur de conférer avec lui, à plusieurs reprises, au sujet d’une immigration ‘choisie parmi les populations les plus respectables du continent Européen. Les paroles ‘affectueuses de Sir George et les mesures qu’il entend prendre de commun accord avec ses collègues dans le ministère, sont pour moi une ample garantie du bon accueil qui attend mes compatriotes, tant Flamands que Wallons, à leur arrivée au Canada. La préférence qu'il manifeste en faveur de l'élément Belge, est non seulement motivée sur la renommée du cultivateur, mais surtout sur la morale éprouvée et l'esprit de famille, qui a survéeu chez nous aux bouleversements politiques.
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Administration de la justice.
L'Administration de la justice est aussi parfaile au Canada, que dans les pays les plus avancés. Le français est généralement adopté dans les cours de justice de la Province de Québec.
Dès son arrivée, l'étranger a le droit d'acquérir, de vendre, d’hériter, de tester, etc. absolument comme les autres habitants du pays. Cependant pour qu'il ait droit de vo'e comme électeur, il doit se faire raturaliser après un séjour de 3 ans et remplir les conditions ordinaires.
Si pendant mes pérégri ations en Canada, j'a eu le plaisir de constater l’absenc: soldat, dont Je besoin ne se fait heureusement ressen, qu'à de rares époques, je n'ai pas rencontré non-plus le bonnet à poil du gendarme ni le galon du garde-champétre. Le pays est si paisible, qu'on n'a jamais du songer à former un corps de gendarmerie. Chaque ville du Canada maintient certains corps d'hommes de police, et de rares constables spéciaux suffisent pour maintenir l’ordre le plus parfait dans les campagnes, qui couvrent une étendue de territoire si considérable, que nous nous en formons à peine une idée exacte.
J'ai été agréablement frappé du sentiment général de respect pour le maintien de l'ordre, de l'autorité et des bonnes mœurs. Îl n’est pas rare de trouver à la campagne des bâtisses dont les portes ne se ferment jamais à clef ; les animaux domestiques et les ustensiles de labeur sont généralement laissés à l'extérieur, même pendant la nuit, dans la plus parfaite sécurité.