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Lettre de M" C. E. DELLE, Agent d'Immigralion (1) pour la Province de Québec à Montréal, à l'Abbé Verbist.
Montréal, 40 Novembre 1871,
Monsieur l’Abbé.
La Province de Québec, autrement appelée Bas-Canada, est sans contredit l’un des plus beaux pays du monde, comme vous pourrez vous en convaincre par vous-même. Celte Province offre à l’agriculture, à l'industrie et au commerce des ressources incomparables. Aussi possède-t'elle la plus belle ville du Canada. Montréal renferme aujourd’hui une population de 150,000 habitants, le double de celle de toute autre ville de la Puissance. Située à la tête de la navigation par mer, et au pied de la navigation par les lacs, rivières et canaux, cette cité, par sa position et sa population, offre tnt d'avantages et de facilités de toutes sortes, que l’émigré, après l'avoir vue, s’apercevra qu'il aura plus de chances ici qu'ailleurs.
Le nombre des émigrés de votre nationalité qui pourraient trouver de l'emploi à Montréal et dans les environs, a l’ouverture de la nayigation, au printemps prochain, est iniiqué à la gauche du tableau suivant :
Nombre :
400 Serviteurs de ferme, gages par mois à l’année, avec nourriture et logement : Francs 50-00 à 60-00 400 Servantes, gages par mois, nourriture et logement . . . . . » 15-00 à 25-00 20 Garcons . . . PC ed » 15-00 à 25-00
: 50 Menuisiers, par jour A Abe dirt 5-00 à 8-75
(4) Mr Belle de Montréal, qui est en même temps Notaire Public, déploie beaucoup d'activité ; il m'a communiqué différents renseignements très-utiles. Il tient à Montréal un ‘asile pour les immigrés : il les héberge gratuitement
ndant qu'il lur cherche une position. Les Belges, sans exception, rendent
jormage à son désintéressement et à ses soins empressés.