‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 108 sur 124 · Arch. Nat., AFiv · texte numérisé non relu

Arch. Nat., AFiv

Noméville et Dom Delag-outte ^ Un fragment d'une lettre de prêtres du diocèse de Besançon qui, tous, avaient reçu les ordres d'un évêque constitutionnel, explique leur démarche directe et les absout pleinement de leur défiance envers l'archevêque. Malgré le «jugement de M. le Goz, archevêque, qui déclare qu'ils n'ont encouru aucune censure ni irrégularité et que, conséquemment, ils n'ont besoin pour célébrer ni d'absolution, ni de dispenses », ils le supplient de donner à Tévêque de Rhosy, suffragant de Besançon, qui demande au Cardinal de lui donner réponse et les appuie, pouvoir de les absoudre. Ce qui fut accordé ^.

Cette obstination du haut clergé constitutionnel se retrouve chez certains bénédictins et surtout à propos de cette question de l'absolution des mariages, délicate entre toutes celles que le légat eut à traiter de 1802 à 1807. Eux aussi s'imaginent que les réhabilitations accordées par Pie Vil aux prêtres mariés sont une grâce due et la réclament impérieusement. 11 y a là, semblet-il, un état d'esprit, suite d'un préjugé général : la subordination de l'Eglise à Napoléon. Les concessions du pape paraissent des capitulations imposées :

Dom Jeanmougin écrivait de Besançon le 4 floréal an II (24 avril 1803)3 :

Supplie humblement Joseph Jeanmougin, marié en 4792. .. avec Alexis Etiennette Jacque Berger, fille libre, et dit, que, quoique tranquille sur la validité de son mariage ({u'il avait principalemenl contracté pour pouvoir continuer l'instruction publique à laquelle il s'étoit consacré dans sa Congrégation de l'avis de ses supérieurs, cependant pour [)rouver aux faibles que son miariage avoit pu scandaliser iju'en le contractant il n'a pointrenoncé à la Religion catho-

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