‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 12 sur 124 · Mgr de la Galaizière, abbé de Saint-Mihiel · texte numérisé non relu

Mgr de la Galaizière, abbé de Saint-Mihiel

les ordonnances et règ-lements faits par les chapitres généraux serait rayée *.

Quant au Chapitre de 1789, il participe déjà des événements de l'histoire révolutionnaire qui vont suivre.

Ces actes officiels suffisent. Ils ponctuent la vie des religieux. Ils ne l'expriment pas, mais fournissent les éléments de contrôle de la vie intérieure. Tumeurs causées par des abus latents et imperceptibles qui éclatent enfin au grand jour, maladies lentes (jansénisme en 1730, observance en 1782 et 1783) qui aboutissaient fatalement à la désagrégation, résultante inévitable, mais qui ont besoin d'être sondées plus amplement dans les individus ou dans les faits particuliers. Le rapprochement nous les fait découvrir ici un peu crûment; elles étaient moins visibles aux yeux des contemporains — tout le monde ne lisait pas les Nouvelles — qui étaient frappés davantage par l'extérieur prospère et digne des monastères, par l'ensemble de respectabilité, de religion et d'érudition que les moines représentaient.

C'est d'ailleurs la mesure entre la réalité de cette piété et ses apparences, ce sont la profondeur du sentiment, la plénitude de foi qu'il faut sonder pour toucher le réel que cache cette belle façade au public.

Auparavant, quelques indications sur les travaux qui occupaient les religieux, en dehors du but essentiel de leur institut: VOpus Dei^ et qui peuvent se ramener à trois chefs: les cures, les collèges, les travaux intellectuels, aideront à pénétrer leur vie.

Outre huit curés dépendant de l'abbaye de Senones, un bénédictin était titulaire de la cure dans quatorze paroisses voisines chacune d'une abbaye -. Il y avait donc

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