Cf. ci-après, chapitre XI
i. Mangenot, onv. cité, p. 357.
les événements. A côté de ces symptômes de décomposition, j'avoue ne pas attacher grande importance à quelques faits particuliers, de mœurs ou d'ambition, que Ton peut aisément glaner sur les religieux \
En 1787, Ton glosait sur les relations d'un religieux de Saint-Avold et d'une religieuse de la même ville. Après enquête de Tévêché, il fut prouvé qu'il n'y avait rien de fondé : la religieuse avait 48 ans. Le rapport ajoutait cependant :
Il serait à désirer qu'au cas où vous voudriez laisser la direction de ces religieuses aux Bénédictins, Dom Maçon ^, leur confesseur ordinaire, soit continué. Il est question de le leur ôter. C'est un vieillard très modeste. Il serait difficile de le remplacer, car, dans le nombre des Bénédictins, il y en a qui ne sont nullement propres à inspirer la régularité aux religieuses à cause de leurs propos trop libres et de leurs manières.
Et naturellement, le Régime ne tint aucun compte de cette suggestion, car en 1790, c'^st[un bénédictin de Longeville, Dom Hubert Lequeux, plus tard marié ^.
Je n'insisterai pas davantage sur les racontars qui couraient sur les religieux du Breuil à Gomniercy '% pas même sur ceux qui concernent les bénédictins de Saint-Sauveur de Vertus. Pour ceux-ci, les faits précis suffiront amplement ^. Encore une fois ces derniers
1. Cf. Sausay, Hist. relig. de la Rév. dans le dép. du Doiibs, écrite dans un esprit complètement anti-révolutionnaire, sur les Bénédictins de Saint- Vincent de Besançon et leur manière de se dispenser du maigre.
2. Probablement Dom Benoît Masson, né le 17 déc. 1714 ù Rembervillers, prof, de Moyenmoutier le 8 déc. 3 736, qui se trouve à Senones en 1790, plutôt que Dom Joseph Masson, prof, de Moyenmoutier le 23 mai 1713, à Munster en 1790.
3. Lesprand, Le Clergé messin et la Révolution, Revue eccl. du diocèse de Metz, janyier 1912, pp. 34, 53.
4. Dumont, Histoire de la ville et des seigneurs deCommercyf 3 vol. in-8°, Bar-le-Duc, 1843.