Prévost, ouv. cité
7. Lesprand, Le clergé messin. Revue eccl. de Metz, 1909, p. 404.
Une lettre reproduit Tétat d'âme des curés. Il s'agit du bailliage de Metz où l'on écarta le cardinal de Montmorency-Laval, évêque de Metz, abbé de Saint- Arnould, complètement impopulaire. Parmi les quatre élus à l'assemblée de réduction figurait Dom Collette, principal du collège. L'auteur de la lettre écrit :
Vous serez surpris de voir un moine accolé à tant d'honnêtes gens. Nous n'avons pu prendre un autre parti. Si nous eussions exclu les religieux de notre élection, ils auraient dirigé leurs suffrages sur le personnage intéressant (le Cardinal) que nous avions envie d'exclure *.
A Sarreguemines, toutefois, le 30 mars, l'abbé régulier de Freistorff et le prieur de Saint-Avold, Dom Bonnaire, eurent la moitié des voix. La discipline des curés assura la victoire *. De même, Dom Josse Néophit faillit passer aux Etats généraux contre le curé Bour de Fenestrange. Nous reconnaissons le Vén . .*. etleR.". G.*. Leur rôle atteste la singulière influence de la maçonnerie. Dom Jérôme Noirot, bénédictin de Luxeuil, fut nommé seulement suppléant des députés du bailliage d'Amont.
J'aurais signalé les incidents les plus marquants ei ajoutant que cette assemblée du bailliage d'Amont, qi avait été tenue en avril, devait être présidée par M. d^ Glermont-Tonnerre, abbé de Luxeuil. Un acte irrégm lier lui enleva la présidence, contrairement au règlej ment royal du 24 janvier et à l'ordre des préséances symbole de précoce déchéance.
Les cahiers des doléances clos, les assemblées prép< ratoires terminées, la parole était laissée aux Étal Généraux.
Les bénédictins avaient tenu la place que leur situî tion, leur éducation leur imposait. Ils avaient d'ailleud fait l'impossible pour se préserver. Efforts impuissants.