‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 80 sur 124 · Semaine Religieuse deSaint-Dié^ 1896, p · texte numérisé non relu

Semaine Religieuse deSaint-Dié^ 1896, p

Dom Pierre-François Jacquot, né 1734 Nancy, prof. 15 juillet 1752 Saint-Mihiel ; curé rég^ulier de Dommartin en 1789, y resta après prestation du serment. Il comptait au Saint-Mont.

jureurs dès le 10 juin 1791 dans la Meuse, le 19 juillet seulement dans la Haute-Marne, naais les prêtres insermentés purent encore après ces deux dates exercer, sinon librement, du moins pratiquement sans g^randes difficultés, car à Essey-lès-Nancy, Dom Etienne, prieur de Moyenmoutier, est dénoncé le 25 novembre 1791 : « Il dit la messe dans une chambre de Madame veuve Le Paillotte, sa sœur, où assiste une partie de la paroisse * », et l'an 2, encore à Essey, le bénédictin n'avaitpas abdiqué ses fonctions ni remis ses lettres de prêtrise ; mais ce fait est plutôt exceptionnel, car si Tannée 1792 fut relativement paisible, malgré l'interdiction des chapelles au mois de mars, un décret du 14 août 1792 était plus inquiétant et marquait un tournant décisif.

Il obligeait tous les prêtres, jureurs ou non, à « s'engager à rester fidèles à la Nation, à maintenir de tout leur pouvoir la liberté et l'égalité et à mourir pour la défendre ». Et avant que l'on eût le temps de discuter la légitimité de cette promesse, l'Assemblée législative décréta le 26 que tous ceux qui avaient refusé ou rétracté le serment à la Constitution civile du clergé auraient à se présenter devant leur municipalité pour déclarer en quel pays ils entendaient se retirer, puis devaient sortir du royaume dans le délai de quinze jours, sous peine d'être déportés en Guyane.

Sauf Dom Bridot, curé de Saint-Nicolas-du-Port, qui partit en Suisse, les vannistes n'avaient pas à s'incjuiéterdela nouvelle loi. Seul, le serment de « Liberté- Egalité » les intéressait directement. La presque unanimité des bénédictins ne crut pas devoir se refusera le prêter. A part les trois religieux de Châlons : Dom Prêcheur, Dom Adam et Dom Gesnué, et naturellement les émigrés pour la plupart desquels il fut le motif

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