‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 81 sur 124 · Arch. dép. de Meurthe-et-Moselle, L · texte numérisé non relu

Arch. dép. de Meurthe-et-Moselle, L

déterminant crexpatriation, il ne paraît pas y avoir eu de récalcitrants.

Il est bien probableque les religieux se consultèrent. Les avis étaient partag^és et Theure pressait. Impossible de fixer une règle stricte et d'obtenir une réponse prompte des évêques à l'étranger. La plupart réfléchirent et jugèrent qu'ils pouvaient jurer. I^ongtemps après, les théologiens discutèrent. Des évêques larges d'idées, comme ceux de Saint-Dié et de Toul, permirent ce serment que Mgr de la Fare, évêque de Nancy, réprouvait avec horreur *.

Consulté à diverses reprises, le pape se borna à répondre qu'il n'avait jamais condamnéce serment, que les fureurs devaient agir suivant leur conscience. Dans le doute seulement, il ne leur était pas permis de le prêter. La prestation n'entraînait ni rétractation, ni pénitence ^. Beaucoup n'étudièrent peut-être pas très scrupuleusement les motifs qui les faisaient agir, craignant de les approfondir, mais ils étaient tellement excusables. , . .

Le déclin du culte constitutionnel commençait à s'accuser dès la fin de 1792. Les Jacobins ne supportaient plus qu'avec une impatience grandissante les conflits entre les deux cultes qui leur paraissaient d'égales superstitions. Le mouvement terroriste se désolidarise des liens qui l'attachaient à l'Eglise constitutionnelle. L'évolution révolutionnaire se signale de plus en plus par ses attaques contre la religion catholique. Cette Eglise en était encore un simulacre trop fidèle.

Louis XVI était guillotiné le 21 janvier 1793, deux ans presque jour pour jour après la prestation du serment constitutionnel des curés. Le lendemain, la

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