LA SOLUTION FRANÇAISE
La France, qui en matière d’Assurances sociales, s'était laissée distancer par la plupart des pays étrangers, put exercer son choix parmi maints exemples, le jour où elle voulut instituer un régime personnel.
Toutesles conceptions furent examinées successivement. Celle qui consistait à englober tous les salariés dans le cadre des Assurances sociales, rallia un assez grand nombre de sympathies : il ne fut malheureusement pas possible de l’adopter.
En effet, de multiples raisons ont conduit le Législateur à ne comprendre au nombre des bénéficiaires de la loi que les salariés liés par un contrat
Po ru de travail et envisagés comme « économiquement faibles »,
On a dû considérer, tout d’abord, que les res: sources dés caisses d’Assurances sociales ne seraient pas constituées par les seuls versements des bénéficiaires, mais aussi par ceux de l'Etat et du Patronat.
Les charges nouvelles qui allaient incomber à l'Etat et aux employeurs devaientdontc être limitées ; elles ne devaient pas profiter à ceux qui, bien que salariés, gagnaient cependant des sommes importantes, qui leur permettaient de se prémunir, personnellement, contre les risques de la vie.
Ensuite, il a fallu compter avec les protestations du corps médical dont le concours consciencieux et dévoué était indispensablé pour assurér le fonctionnement de l’assurance maladie. Or, les médecins ne voulaient pas être obligés de soigner à des tarifs réduits ou de faveur, les malades qui avaient les moyens matériels de payer léurs interventions aux prix qu'ils ont, l’habitude d’imposer dans leur souveraine indépendance.
La solution adoptée par la France répond dans l'énsemble à la pensée qu'exprimait lé D' Chauveau, lorsqu'il écrivait :
« C’est la Nation qui se penché vers les faibles « et qui vient les assister. »
Mais, bien que le Législateur ait nettement exprimé sa volonté de ne comprendre dans le cadre de l'assurance que des salariés économiquement