LE PETIT LEZARD GRIS
L'âme des mètres de cailloux, C'est la rapiette charmante, Glissant magique, sans froufrous, Gracieux éclair qui les hante, Ses flancs battant à petits coups, Elle y brille et les diamante.
Les anime, les mouvementé.
Leur scintillement jaune et roux D'un frisson lumineux s'augmente Si peu qu'elle quitte ses trous.
On va, lourd piéton que tourmente L'ennui poudreux des soleils fous, Aux regards s'allonge opprimante, Blanchâtre, entre des pays flous, La grand'route où marquent vos clous.
Un lézard luit : tout s'agrémente, Et vous bénissez d'un œil doux L'âme des mètres de cailloux.